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Anciens remparts à Laon dans l'Aisne

Anciens remparts
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Anciens remparts
Anciens remparts
Crédit photo : Rémih - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
1 Rue de l’Abbaye 02000 Laon

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
882
Résistance aux Northmens
XIIIe siècle
Achèvement des remparts
1595
Construction de la citadelle
1758-1763
Comblement des fossés
XIXe siècle
Restauration partielle
13 juin 1927
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Remparts (anciens) : inscription par arrêté du 13 juin 1927

Personnages clés

Antoine Estienne - Ingénieur militaire Conçoit la citadelle en 1595.

Origine et histoire

Les remparts de Laon trouvent leur origine dès le IXe siècle, avec une première enceinte fortifiée conçue pour protéger la cité (partie orientale du plateau). Cette fortification primitive joua un rôle clé en repoussant les Northmens (Vikings) en 882. L’enceinte s’étendit progressivement vers l’ouest, englobant le bourg, et fut achevée au XIIIe siècle. Elle combinait des fossés secs, des courtines à contreforts, et des tours circulaires ou carrées, le tout renforcé par quatre portes principales équipées de herses, assommoirs et vantaux. À son apogée, l’enceinte mesurait 7 750 pas de long (soit environ 11 km), illustrant l’importance stratégique de Laon au Moyen Âge.

Entre le XIIIe et le XVIIe siècle, les remparts subirent de multiples reconstructions et réparations, adaptant leurs défenses aux évolutions militaires. Un tournant majeur eut lieu en 1595 avec la construction d’une citadelle par l’ingénieur Antoine Estienne, marquant une modernisation des fortifications. Cependant, dès le XVIIIe siècle, leur rôle défensif déclina : les fossés furent comblés pour créer des promenades publiques (Saint-Jean en 1758, Saint-Just en 1761, Saint-Germain en 1763), reflétant une transformation urbaine vers des usages civils.

Au XIXe siècle, une restauration partielle fut entreprise dans le cadre d’une ceinture fortifiée contre les invasions venues de l’est. Malgré ces efforts, une grande partie des remparts disparut : sur les 18 portes d’origine, seules 3 subsistent, accompagnées d’une dizaine de tours (sur une quarantaine initiale). Aujourd’hui, ces vestiges, classés Monument Historique en 1927, rappellent l’héritage médiéval de Laon, bien que dépourvus d’aménagements intérieurs. Leur état actuel, entre ruines et traces urbaines, témoigne des mutations de la ville à travers les siècles.

L’enceinte de Laon incarne ainsi une stratification historique : d’abord rempart contre les invasions, puis symbole de pouvoir local, avant de devenir un élément du paysage urbain. Son architecture hybride (tours carrées/circulaires, fossés comblés) et ses portes fortifiées (désormais réduites à trois exemplaires) en font un exemple remarquable de fortification médiévale évolutive, marquée par les adaptations successives aux besoins militaires et civils.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours