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Enceinte antique à Nîmes dans le Gard

Enceinte antique

    Route Sans Nom
    30190 Nîmes
Propriété privée
Enceinte antique
Enceinte antique
Enceinte antique
Enceinte antique
Enceinte antique
Crédit photo : Finoskov - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
XIXe siècle
Époque contemporaine
0
800
900
1000
1100
1900
2000
Fin du Ier siècle av. J.-C.
Construction sous Auguste
VIIIe siècle
Destructions par Charles Martel
XIe siècle
Construction enceinte médiévale
31 octobre 1989
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Enceinte antique (cad. DN 2, 3, 11, 425, 427, 429, 440, 451, 452, 459, 460, 476, 479 à 483 ; DO 705, 737, 739 à 743, 775, 800, 812, 820, 821, 825 à 827, 1168 à 1170, 1203, 1204 ; DP 52, 53, 209, 241, 242, 245, 416 à 421, 446, 448, 479 à 482, 513, 515 à 517, 530, 534, 535, 580 ; DT 282, 290 à 294, 298, 300, 304 à 306, 308, 309, 312, 431, 432, 452, 456 à 458, 472, 474, 551, 580, 610, 623, 634, 656, 657, 683, 685, 700 ; DV 2, 383 à 389, 402, 442, 501, 502 ; DW 42 à 45, 175, 200 à 202 ; DY 69 à 71, 85 à 87 ; ED 23, 27, 97, 99, 100, 105 à 107, 109, 145, 146, 148, 213, 245, 323, 331, 336, 355, 394 ; EH 4, 7, 8, 12, 49, 385, 386, 388, 389, 392, 394, 553, 560 à 563, 572, 600, 601, 686, 697, 703 ; EX 576 à 578, 585, 587, 589, 594, 596, 960 à 962, 966 à 969, 1171, 1203 à 1205, 1210, 1211, 1214 ; EY 536, 537, 558 à 560, 562, 564, 602, 605 à 607, 641, 644, 645, 647, 648, 698, 700 ; EZ 20, 25, 473 à 475) : inscription par arrêté du 31 octobre 1989

Personnages clés

Auguste - Empereur romain Commanditaire de l’enceinte pour Nemausus.
Charles Martel - Chef franc Responsable de destructions au VIIIe siècle.

Origine et histoire

L'enceinte romaine de Nîmes, aujourd’hui en ruine, fut construite sous l’empereur Auguste vers la fin du Ier siècle av. J.-C. pour fortifier la colonie de Nemausus. Bien que cette cité ne fût qu’une colonie de droit latin, l’octroi d’une telle enceinte en temps de paix reflétait une faveur impériale, soulignant son importance stratégique et symbolique. Avec une circonférence dépassant 6 km et 220 hectares englobés, elle rivalisait avec les plus grandes enceintes de Gaule, comme celles d’Autun ou de Vienne.

Conçue pour durer, l’enceinte resta fonctionnelle plusieurs siècles après la chute de Rome, protégeant la ville des invasions franques avant d’être partiellement détruite par Charles Martel au VIIIe siècle. Ces dommages marquèrent le déclin de Nîmes, entraînant une rétraction urbaine jusqu’à la construction d’une enceinte médiévale bien plus modeste au XIe siècle. Les vestiges actuels, inscrits aux monuments historiques en 1989, incluent des portions de murs, la tour Magne (partiellement conservée), et deux portes : la porte d’Auguste et la porte de France.

Architecturalement, le rempart atteignait près de 10 mètres de hauteur pour 3 mètres d’épaisseur, construit en moellons et pierres de taille. Il comptait environ 80 tours et 10 portes, dont aucune tour n’est intacte aujourd’hui. Les pierres provenaient notamment de la carrière de Barutel, et les dalles sommitales mesuraient une trentaine de centimètres de haut. L’enceinte illustrait ainsi à la fois une prouesse technique et le statut privilégié de Nemausus, capitale des Arécomiques.

Les fouilles et protections modernes (inscription en 1989) ont permis de préserver des éléments clés, bien que dispersés. Le site reste un témoignage majeur de l’urbanisme romain en Gaule, associant fonction défensive, prestige politique et intégration paysagère. Les sources archivistiques (Mérimée, Wikipedia) et les études locales (Nemausensis.com) documentent son évolution, de sa construction augustéenne à son déclin médiéval.

Liens externes