Fondation de l’abbaye 1201 (≈ 1201)
Donation de terres par Guillaume Grébert.
1750
Abbaye et paroisse attestées
Abbaye et paroisse attestées 1750 (≈ 1750)
Mention sur la carte de Cassini.
1793
Destruction révolutionnaire
Destruction révolutionnaire 1793 (≈ 1793)
Bâtiments détruits pendant la Révolution.
1800–1899
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle 1800–1899 (≈ 1850)
Restauration au XIXe siècle.
1918
Dégâts de la Première Guerre
Dégâts de la Première Guerre 1918 (≈ 1918)
Combat pour la libération du secteur.
1986
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1986 (≈ 1986)
Protection des vestiges et du sol.
1992
Classement partiel
Classement partiel 1992 (≈ 1992)
Ruines et parc classés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges des communs, du pigeonnier et des trois portes ; sol des parcelles 250 à 253, 663 à 665 (cad. B 249 à 253, 255 à 258, 663 à 665) : inscription par arrêté du 8 septembre 1986 ; Ruines de l'aile Ouest des bâtiments claustraux (logis abbatial) ; parc ; tour d'escalier, escalier monumental et tourelles d'angle du parc ; sol des parcelles 242 à 245 ; mur séparant les deux terrasses ; clôture d'enceinte limitant le parc (parties subsistantes en brique et pierre) (cad. B 242 à 245, 255 à 258, 663, 664, 889 à 903) : classement par arrêté du 2 novembre 1992
Personnages clés
Guillaume Grébert - Chevalier et seigneur de Grébert
Donateur des terres en 1201.
Usile de Cartigny - Épouse de Guillaume Grébert
Consentante à la donation.
Aegido de Greberto - Ancêtre de Guillaume Grébert
Arrière-grand-père du donateur.
Origine et histoire
L’abbaye du Mont-Saint-Martin, affiliée à l’ordre de Prémontré, fut fondée en 1201 grâce à une donation de Guillaume Grébert, seigneur de Grébert et de Rieussec. Ce chevalier, fils de Gilles IV Grébert et arrière-petit-fils d’Aegido de Greberto, offrit avec l’accord de son épouse Usile de Cartigny 6 mencaudées de terres entre Templeux et Lempire. Ce geste marqua le début d’une institution religieuse qui devînt à la fois une paroisse et une abbaye d’hommes, comme en témoigne la carte de Cassini vers 1750. Son nom, attesté dès 1123 sous la forme Mons-Sancti-Mertini, évolua en Mont-Saint-Martin-les-Goi en 1485.
Au fil des siècles, l’abbaye acquit une influence économique notable, percevant des redevances sur des villages voisins comme Bony, Beaurevoir et Montbrehain. Les bâtiments, détruits en 1793 pendant la Révolution, furent partiellement reconstruits au XIXe siècle, avant de subir de lourds dommages lors des combats de 1918 pour la libération du secteur. Malgré ces vicissitudes, le site fut inscrit aux monuments historiques en 1986, puis classé en 1992 pour ses vestiges (communs, pigeonnier, portes) et son parc, incluant un escalier monumental et des tourelles.
Aujourd’hui, l’ancienne abbaye du Mont-Saint-Martin, propriété d’une association, conserve des traces de son passé religieux et architectural. Les éléments protégés incluent les ruines de l’aile Ouest (logis abbatial), des murs d’enceinte en brique et pierre, ainsi que des parcelles historiques. Le site, situé à Gouy dans l’Aisne (Hauts-de-France), témoigne à la fois de la puissance des ordres monastiques au Moyen Âge et des bouleversements des XVIIIe–XXe siècles.
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