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Ancienne chapelle de Saint-Jacques à Saint-Just-Ibarre dans les Pyrénées-Atlantiques

Pyrénées-Atlantiques

Ancienne chapelle de Saint-Jacques

    477 Chemin de Donaikia
    64120 Saint-Just-Ibarre

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
XVIIIe siècle
Construction initiale
XIXe–XXe siècles
Restaurations
27 décembre 1993
Protection officielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ancienne chapelle (cad. D 22) : inscription par arrêté du 27 décembre 1993

Origine et histoire

L’ancienne chapelle de Saint-Jacques, située à Saint-Just-Ibarre dans les Pyrénées-Atlantiques, est un modeste édifice rural construit au XVIIIe siècle. De plan rectangulaire à vaisseau unique, elle se distingue par ses murs en calcaire (moyen appareil pour les élévations latérales, moellons pour les façades avant et arrière) et sa toiture à longs pans couverte de tuiles creuses. L’intérieur, accessible par une porte en bois à double battant, abrite une charpente apparente et un retable peint naïf représentant saint Jacques en pèlerin, encadré de motifs décoratifs. Ce décor mural, typique du XVIIIe siècle, confère à la chapelle son principal intérêt patrimonial.

La chapelle était une halte sur un itinéraire secondaire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, reliant Mauléon à Saint-Jean-Pied-de-Port via le col d’Osquich. Proche de la maison noble Donaikia (ou Senimenea), elle illustre les liens entre patrimoine religieux et réseau seigneurial local. Bien que son usage actuel soit agricole (remise), des restaurations aux XIXe et XXe siècles ont permis sa conservation partielle. Classée Monument Historique par arrêté du 27 décembre 1993, elle témoigne de la dévotion jacquaire en milieu rural basque, malgré son état de préservation modeste (localisation imprécise, note 5/10).

Architecturalement, la chapelle incarne la simplicité des édifices ruraux du XVIIIe siècle en Pays basque : matériaux locaux (calcaire, bois), absence d’ornementation extérieure, et fonctionnalité première. Le retable, bien que de facture naïve, souligne l’importance symbolique de saint Jacques pour les communautés traversées par les chemins de Compostelle. Les réfections ultérieures (XIXe–XXe siècles) visaient probablement à maintenir son rôle cultuel ou commémoratif, avant sa conversion en dépendance agricole. Son inscription au titre des Monuments Historiques souligne sa valeur documentaire, malgré son désaffectation actuelle.

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