Première église romane Xe ou XIe siècle (≈ 1150)
Église paroissiale fortifiée desservie par les bénédictins.
1456
Fondation officielle du couvent
Fondation officielle du couvent 1456 (≈ 1456)
Reconstruction de l’église en chapelle franciscaine.
Milieu du XVe siècle
Installation des Franciscains
Installation des Franciscains Milieu du XVe siècle (≈ 1550)
Remplacement des bénédictins par les barons de Montchenu.
Fin du XVIIe siècle
Modifications majeures
Modifications majeures Fin du XVIIe siècle (≈ 1795)
Surélévation, voûtes et décors peints ajoutés.
1796
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1796 (≈ 1796)
Chasse des frères et destruction du clocher.
1991
Sauvetage par la commune
Sauvetage par la commune 1991 (≈ 1991)
Début de la restauration après abandon.
2015
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 2015 (≈ 2015)
Protection officielle du site et vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien couvent franciscain dit Prieuré de Charrière, y compris les vestiges les plus anciens, ainsi que les parcelles sur lesquelles ils se trouvent (cad. ZL 100 à 104, 113, 115, 150, 155, 167) : inscription par arrêté du 26 août 2015.
Personnages clés
Barons de Montchenu - Fondateurs du couvent franciscain
Installent les Franciscains au XVe siècle.
Association Patrimoine Castelneuvois - Acteur clé de la restauration
Porte la demande de protection en 2015.
Origine et histoire
Le prieuré de Charrière, situé à Châteauneuf-de-Galaure dans la Drôme, trouve ses origines au Xe ou XIe siècle avec une première église romane, paroissiale et fortifiée, desservie par des bénédictins du prieuré de Manthes. Au milieu du XVe siècle, face à la dégradation de l’édifice, les barons de Montchenu y installent une communauté de Franciscains de la stricte observance, remplaçant les bénédictins jugés défaillants. Malgré des résistances locales, les Franciscains s’y établissent officiellement en 1456, reconstruisent l’église et en font la chapelle de leur couvent, transférant la paroisse vers la chapelle du château des Montchenu.
La chapelle, initialement modeste, subit d’importantes modifications à la fin du XVIIe siècle : surélévation, construction de voûtes dans le chœur, et adjonction de décors peints (XVIIe et XVIIIe siècles). La Révolution française marque un tournant : les frères sont chassés en 1796, le clocher détruit, et le site vendu comme bien national. La chapelle, rendue à la commune en 1833, redevient brièvement église paroissiale avant d’être remplacée en 1848 par une nouvelle église dans le bourg, puis tombe en désuétude après 1905, perdant sa consécration avant la Seconde Guerre mondiale.
Devenue un bâtiment civil (théâtre, entrepôt), la chapelle est sauvée in extremis en 1991 par la commune, malgré l’effondrement de son toit en 1997. Une restauration complète (toitures, nettoyage, réunification des bâtiments) est alors engagée, portée par l’association Patrimoine Castelneuvois et la municipalité. Récemments, les peintures des voûtes du chœur, extrêmement dégradées, ont fait l’objet d’une reconstitution numérisée. Le site, inscrit aux Monuments Historiques depuis 2015, témoigne aujourd’hui de huit siècles d’histoire religieuse et architecturale.
Le couvent s’organise autour d’un ancien cloître, entouré de trois bâtiments conventuels (ouest, nord, est) et de l’église au sud, formant un quadrilatère. L’église, orientée à l’est, comprend une nef unique et un chœur carré à chevet trilobé. Le site conserve aussi des éléments annexes : deux puits, des vestiges du mur de clôture, et un bassin. La protection officielle couvre l’ensemble des vestiges et parcelles associées, gérées par la commune.
Les sources historiques mentionnent deux ouvrages de référence : Simples notes sur Charrières (Joseph Bordas, 1894) et Charrière : Un couvent franciscain en Galaure (Jean-Louis Coste, 2012). Ces travaux, ainsi que les archives de l’association Patrimoine Castelneuvois, documentent les étapes clés de ce monument, de son apogée franciscain à sa renaissance contemporaine.
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