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Aqueduc de Nîmes à Sernhac dans le Gard

Gard

Aqueduc de Nîmes

    440 Chemin de l'Aqueduc
    30210 Sernhac
Propriété privée
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
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Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Crédit photo : Bruno Fadat - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
500
600
700
1800
1900
2000
40-80 apr. J.-C.
Construction de l'aqueduc
Milieu du IIIe siècle
Dégradation de l'ouvrage
VIe siècle
Abandon présumé
1840
Classement du pont du Gard
1984-1990
Nouvelles recherches archéologiques
1998
Inscription des vestiges de Sernhac
2023
Découverte d'une extension
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les vestiges archéologiques de l'aqueduc de Nîmes et les parcelles traversées ou bordées par son tracé (cad. A 46 à 48, 54, 95, 96, 102 à 105, 586, 587, 589, 592, 599, 620, 623 à 625, 826, 903, 1041, 1129, 1132, 1133 ; C 34 à 36, 70 à 72, 75, 76, 78 à 82, 94, 104, 105, 114, 146, 147, 1107, 1111, 1112, 1154, 1422, 1714, 1717, 1718, 1724 ; D 243, 245 à 249, 400, 401, 403, 404, 408, 411, 421, 422, 437, 447, 449, 450, 453, 455, 458, 459, 585, 586, 664, 665, 668, 669, 671, 672) : inscription par arrêté du 23 décembre 1998

Personnages clés

Émile Espérandieu - Archéologue Étude fondatrice en 1926.
Claude - Empereur romain Règne probable pendant la construction.

Origine et histoire

L'aqueduc de Nîmes, construit entre 40 et 80 apr. J.-C. probablement sous l'empereur Claude, est un chef-d'œuvre d'ingénierie romaine. Il reliait la fontaine d'Eure près d'Uzès à Nîmes sur environ 50 km, franchissant le Gardon grâce au pont du Gard. Des recherches récentes (1984-1990) ont révélé deux phases d'utilisation : une première période de 150 ans avec une eau claire, suivie d'une dégradation progressive à partir du IIIe siècle, avec un abandon probable au VIe siècle.

Le tracé de l'aqueduc traverse la garrigue nîmoise et comprend plusieurs ouvrages d'art, dont des arches et des ponts comme ceux de Pont-Rou ou Font Menestière. Une découverte en 2023 suggère une extension du captage jusqu'aux sources du Moulin Neuf à Saint-Quentin-la-Poterie, ajoutant plus de 2 km à sa longueur initiale. Le système était conçu avec une pente constante de 25 cm/km, permettant un débit de 35 000 m3/jour.

La construction utilisait des matériaux innovants pour l'époque : un radier en béton de chaux et calcaire, des pieds-droits maçonnés avec enduits étanches, et une voûte recouverte d'un enduit rougeâtre appelé maltha (mélange de chaux et sable quartzifère riche en oxyde ferrique). Des contreforts renforçaient certaines sections. L'ensemble illustre la maîtrise romaine en hydraulique et en architecture.

La protection du monument s'est faite progressivement : le pont du Gard fut classé dès 1840, suivi du castellum divisorium de Nîmes en 1875. D'autres sections (arche de la combe Pradier, ponts de Vers-Pont-du-Gard) furent protégées entre 1979 et 1999, reflétant son importance patrimoniale. Les vestiges de Sernhac, inscrits en 1998, incluent des parcelles traversées par l'aqueduc.

Des études scientifiques, comme celles d'Émile Espérandieu (1926) ou les analyses géochimiques des concrétions (1986), ont permis de reconstituer son histoire opérationnelle. L'aqueduc témoigne des liens entre Nîmes et son terroir, ainsi que des techniques romaines de gestion de l'eau, encore visibles aujourd'hui dans le paysage occitan.

Liens externes