Construction de l'aqueduc Ier siècle (≈ 150)
Alimente les thermes de Balaruc-les-Bains.
XIXe siècle
Redécouverte de l'aqueduc
Redécouverte de l'aqueduc XIXe siècle (≈ 1865)
Travaux pour relier Issanka à Sète.
17 avril 2008
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 17 avril 2008 (≈ 2008)
Protection des vestiges souterrains.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, les tronçons de l'aqueduc situés en souterrain sous les parcelles AE 2, 158, 175, 176, 439, 573 ; AD 32 à 34, 819, 820 ; BA 8, 9, 11 à 15, 17, 21, 22, 29, 31 à 33 ; BC 23, 62 à 66, 68 à 71 ; BD 113, 167, 211, 212, 228 à 231, 245, 257, 259, 263, 273, 282, 295, 296, 307, 311, 312 (non cadastré, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 17 avril 2008
Personnages clés
Empereur Claude - Empereur romain (41-54 ap. J.-C.)
Pièces retrouvées datent l’aqueduc.
Iouri Bermond - Archéologue
A étudié et documenté l’aqueduc.
Origine et histoire
L'aqueduc de Balaruc est un vestige d'un ouvrage gallo-romain du Ier siècle, conçu pour alimenter les thermes antiques de Balaruc-les-Bains. Il reliait la source d'Issanka, située à 5 km sur la commune de Poussan, au site thermal, en suivant un tracé optimisé pour le débit et la topographie. La pente douce (1 à 1,3 m/km) permettait un débit théorique de 5 800 à 7 300 m3 d’eau par jour, essentiel pour les installations thermales en plein essor.
L’aqueduc fut redécouvert au XIXe siècle lors de travaux visant à relier la source d’Issanka à Sète. Des pièces de monnaie à l’effigie de l’empereur Claude, trouvées près de son embouchure, confirmèrent sa datation au Ier siècle. Les vestiges, répartis entre Balaruc-les-Bains et Balaruc-le-Vieux, furent inscrits aux monuments historiques en 2008, soulignant leur valeur archéologique comme témoin du génie civil romain.
Le tracé de l’aqueduc suivait le cours de la Vène jusqu’au moulin de Frescaly, traversait le cimetière de Balaruc-le-Vieux, puis obliquait vers le relief du Prieux avant d’atteindre Balaruc-les-Bains. Sa prise d’eau, de 36 cm sur 30 cm, et son dénivelé modéré (8-9 m) illustrent une maîtrise hydraulique remarquable. Les fouilles et études, comme celles d’Iouri Bermond, ont permis de documenter son fonctionnement et son importance pour l’agglomération antique.
Aujourd’hui, les tronçons souterrains protégés, situés sous des parcelles cadastrées, appartiennent à la commune. Bien que partiellement conservé, l’aqueduc reste un exemple rare d’infrastructure romaine préservée de sa source à son terminus, offrant un éclairage sur les techniques de construction et les besoins en eau des cités thermales gallo-romaines.
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