Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Aqueduc de Nîmes à Bezouce dans le Gard

Aqueduc de Nîmes

    13 Rue Grand Valat
    30320 Bezouce
Propriété privée ; propriété de la commune
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Aqueduc de Nîmes
Crédit photo : Bruno Fadat - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
500
600
700
1800
1900
2000
40–80 ap. J.-C.
Construction de l'aqueduc
Milieu du IIIe siècle
Début de la dégradation
VIe siècle
Fin présumée de l'exploitation
1840
Classement du pont du Gard
1926
Étude d’Émile Espérandieu
1984–1990
Nouvelle campagne de recherches
23 mars 1999
Protection des vestiges de Bezouce
2023
Découverte d’une extension
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Vestiges archéologiques de l'aqueduc et parcelles traversées ou bordées par son tracé (cad. AB 1, 2, 5, 6, 8 à 10, 23, 30 à 33, 47 à 49, 209 ; AE 46 à 50, 54, 55, 60, 62, 114 à 116, 118 ; AM 8, 9, 15 à 18, 27, 28, 32 à 36, 50 à 55, 59 à 61, 63, 110, 111) : inscription par arrêté du 23 mars 1999

Personnages clés

Émile Espérandieu - Archéologue Auteur de la première étude moderne (1926)
Claude - Empereur romain Règne probable pendant la construction

Origine et histoire

L'aqueduc de Nîmes, édifié entre 40 et 80 ap. J.-C. probablement sous l’empereur Claude, était destiné à acheminer l’eau de la fontaine d’Eure (près d’Uzès) jusqu’à Nîmes sur environ 50 km. Son tracé traversait la garrigue et franchissait le Gardon via le pont du Gard, aboutissant au castellum divisorium de Nîmes. Des recherches menées entre 1984 et 1990, complétant l’étude d’Émile Espérandieu (1926), ont révélé deux phases d’utilisation : une première période de fonctionnement optimal (150 ans avec une eau claire), suivie d’une dégradation progressive à partir du IIIe siècle, marquée par des dépôts terreux. L’aqueduc cessa probablement de fonctionner après le VIe siècle.

La construction reposait sur une technique sophistiquée : un radier en béton non armé (mortier de chaux et calcaire), des pieds-droits maçonnés revêtus d’enduits étanches, et un canal recouvert de voûtes ou de dalles. Une couche d’étanchéité rougeâtre appelée maltha (lait de chaux mélangé à du sable de quartz riche en oxyde ferrique) renforçait l’ouvrage. La pente moyenne de 25 cm/km sur 50 km permettait un débit de 35 000 m3/jour. Des contreforts et entretoises consolidaient certaines sections. En 2023, une portion supplémentaire de canalisation a été découverte en amont de la fontaine d’Eure, suggérant une extension des points de captage jusqu’aux sources du Moulin Neuf (Saint-Quentin-la-Poterie).

L’aqueduc bénéficie d’une protection au titre des monuments historiques, acquise par étapes. Le pont du Gard fut classé dès 1840, suivi du castellum divisorium de Nîmes en 1875. Entre 1979 et 1999, d’autres vestiges furent protégés : arches de Remoulins (1979), ponts de Vers-Pont-du-Gard (1987), et tronçons des communes traversées (Uzès, Argilliers, Bezouce, etc.). Les éléments protégés incluent les vestiges archéologiques et les parcelles bordant le tracé, combinant propriétés privées et communales. À Bezouce, l’arrêté du 23 mars 1999 a inscrit les vestiges locaux, précisant leur localisation cadastrale.

Les matériaux utilisés reflètent une maîtrise avancée de l’ingénierie romaine : mortier hydraulique, enduits étanches, et une pente calculée pour un écoulement gravitaire constant. L’analyse des concrétions sur les parois a permis de dater les phases d’utilisation et de déclin. Bien que partiellement doublé par un canal moderne au XIXe siècle, l’aqueduc antique reste un témoignage exceptionnel du génie romain en Gaule narbonnaise, intégrant harmonieusement le paysage de garrigue et les ouvrages d’art comme le pont du Gard.

Liens externes