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Aqueduc gallo-romain

Aqueduc gallo-romain

    Route Sans Nom
    30210 Remoulins
Propriété de la commune
Crédit photo : Clem Rutter, Rochester Kent - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
1800
1900
2000
40-80 apr. J.-C.
Construction probable
1840
Classement du pont du Gard
1979
Protection des arches de Remoulins
2023
Découverte d'un nouveau tronçon
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Arche de la Combe Pradier (cad. AB 36, 37) : classement par arrêté du 17 mai 1979 ; Culées de l'arche de la Combe Joseph ; arche de la Combe Roussière (cad. AB 29, 36, 47) : inscription par arrêté du 17 mai 1979

Personnages clés

Claude - Empereur romain Règne probable pendant la construction.
Émile Espérandieu - Chercheur Étude fondatrice en 1926.

Origine et histoire

L'aqueduc de Nîmes, dont une partie se situe à Remoulins dans le Gard, est un ouvrage gallo-romain construit entre 40 et 80 apr. J.-C., probablement sous l'empereur Claude. Il reliait initialement Uzès à Nîmes sur environ 50 km, avec une pente constante de 25 cm/km pour acheminer 35 000 m3 d'eau par jour. Son tracé traversait la garrigue et franchissait le Gardon via le pont du Gard, aboutissant au castellum divisorium de Nîmes. Des recherches (1984-1990) ont révélé deux phases d'utilisation : un fonctionnement optimal pendant 150 ans, suivi d'une dégradation à partir du IIIe siècle, avec un abandon probable au VIe siècle.

La structure combinait un radier en béton de chaux, des pieds-droits maçonnés étanchés, et un canal voûté recouvert d'un enduit rougeâtre (maltha), composé de lait de chaux et de sable de quartz riche en oxyde ferrique. Des contreforts renforçaient certains tronçons. En 2023, une portion supplémentaire de canalisation a été découverte en amont de la source d'Eure (Saint-Quentin-la-Poterie), suggérant une extension de 2 km du réseau de captage. Ce tronçon débutait aux sources du Moulin Neuf, modifiant ainsi la compréhension initiale de son tracé.

L'aqueduc bénéficie de protections successives au titre des monuments historiques : le pont du Gard est classé dès 1840, suivi du castellum de Nîmes en 1875. À Remoulins, l'arche de la combe Pradier est classée en 1979, tandis que les arches des combes Joseph et Roussière sont inscrites la même année. D'autres vestiges (ponts de Pont-Rou et Font Menestière à Vers-Pont-du-Gard) sont protégés en 1987, puis l'ensemble des vestiges restants entre 1997 et 1999. Ces classements reflètent l'importance patrimoniale de cet ouvrage, symbole du génie romain en Occitanie.

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