Datation la plus ancienne Entre -10 et 10 après J.-C. (≈ 100)
Analyses chimiques des charbons de bois
Ier–IIe siècle
Construction des thermes de Divona
Construction des thermes de Divona Ier–IIe siècle (≈ 250)
Aboutissement de l’aqueduc
IVe–Ve siècle
Fin probable de fonctionnement
Fin probable de fonctionnement IVe–Ve siècle (≈ 550)
Arrêt lié au déclin des thermes
26 novembre 1953
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 26 novembre 1953 (≈ 1953)
Protection des vestiges à Vers
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Aqueduc gallo-romain (cad. E 294, 297 à 299 ; B 401, 402 ; E 668, 669, 673) : inscription par arrêté du 26 novembre 1953
Personnages clés
Pontius Polemius - Préfet des Gaules (attribution erronée)
Mentionné sur une brique dédicacée
Didier Rigal - Archéologue et chercheur
A étudié et daté l’aqueduc
Origine et histoire
L’aqueduc romain de Divona a été construit pour approvisionner en eau la ville antique de Divona Cadurcorum (actuelle Cahors). Son tracé de 33 km, avec une pente moyenne de 0,11 %, reliait une source près de l’oppidum de Murcens aux thermes romains de Cahors, dont l’Arc de Diane subsiste. La datation la plus ancienne, basée sur des analyses chimiques, situe sa construction entre -10 et 10 après J.-C., bien que les thermes qu’il desservait aient été édifiés entre le Ier et le IIe siècle.
Une tradition ancienne attribuait sa construction à Pontius Polemius, préfet des Gaules, en raison d’une brique dédicacée découverte au XVIIe siècle. Cependant, les recherches de Didier Rigal ont invalidé cette hypothèse, les Polemius connus étant postérieurs à la période de construction. L’aqueduc aurait fonctionné jusqu’au IVe ou Ve siècle, en parallèle avec l’utilisation des thermes.
Le captage principal, situé sous l’oppidum de Murcens, comprenait plusieurs bassins et un barrage sur le Vers. Ce choix pourrait refléter le déplacement de la population de Murcens vers Divona après la conquête romaine. L’ouvrage, inscrit aux monuments historiques en 1953, traverse 784 propriétés privées et présente un débit estimé à 11 000 m3 par jour.
Les vestiges visibles aujourd’hui, notamment dans la commune de Vers, témoignent d’une ingénierie romaine remarquable. L’aqueduc longeait la vallée du Vers puis le Lot, avec une dénivellation totale de 38 m. Son inscription comme monument historique (26 novembre 1953) protège des sections clés, dont des parcelles cadastrales précises (E 294, B 401, etc.).
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