Construction de l'enceinte urbaine IIIe-IVe siècle (≈ 450)
Réemploi de pierres de monuments antiques.
1815
Fondation du musée
Fondation du musée 1815 (≈ 1815)
Initiative du baron Chaudruc de Crazannes.
1931
Déménagement dans les abattoirs
Déménagement dans les abattoirs 1931 (≈ 1931)
Réaménagement par Charles Dangibeaud.
1977
Classement des fondations du rempart
Classement des fondations du rempart 1977 (≈ 1977)
Monument historique près des Récollets.
2008
Nouvelle exposition permanente
Nouvelle exposition permanente 2008 (≈ 2008)
Thème : vie quotidienne gallo-romaine.
2024
Exposition de l'épave de Courbiac
Exposition de l'épave de Courbiac 2024 (≈ 2024)
Ajout de pièces archéologiques sous-marines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Alexandre Chaudruc de Crazannes - Fondateur du musée
Initiateur de la collection en 1815.
Charles Dangibeaud - Conservateur et archéologue
Réaménagea le musée en 1931.
Origine et histoire
Le musée archéologique de Saintes a été fondé en 1815 à l’initiative du baron Alexandre Chaudruc de Crazannes, qui rassembla une collection lapidaire issue de fouilles et travaux du XIXe siècle. Ces vestiges, provenant notamment de la démolition de monuments antiques pour construire l’enceinte urbaine au IIIe siècle, furent d’abord conservés avant d’être transférés en 1931 dans l’ancien bâtiment des abattoirs municipaux, réaménagé sous la direction de l’archéologue Charles Dangibeaud. L’ajout de claustras et d’une colonnade antique dans la cour intérieure conféra au lieu une atmosphère évocatrice de l’Antiquité.
Les collections exposées proviennent majoritairement des fouilles de l’enceinte urbaine de Saintes, édifiée entre le IIIe et IVe siècle lors d’une période d’instabilité marquée par des invasions. Les pierres des basiliques, temples et palais démolis furent réemployées pour construire ce rempart, renforcé au Moyen Âge et partiellement conservé jusqu’au XVIIIe siècle. Parmi les pièces phares figurent des fragments de colonnes, des stèles funéraires, et une statue acéphale en marbre de Carrare, ainsi qu’un ensemble unique de pièces de char romain du Ier siècle, témoignant de la richesse de la Mediolanum Santonum antique.
En 2008, le musée a renouvelé son exposition permanente sur « La vie quotidienne au temps des Gallo-Romains », composée d’objets issus des fouilles du XXe siècle. Depuis 2024, il présente également des artefacts de l’épave de Courbiac, découverte archéologique sous-marine. Classé Musée de France, il offre une immersion dans l’histoire de Saintes, ancienne capitale de l’Aquitaine romaine, grâce à des restitutions graphiques et une borne interactive. Son emplacement près de l’arc de Germanicus, porte monumentale de la Via Agrippa, renforce son ancrage historique.
Le bâtiment actuel, réorganisé après 1945, a vu sa collection lapidaire mise en réserve en 2018. Aujourd’hui, le musée se concentre sur la période allant du Ier au IIIe siècle, illustrant le quotidien des Santons à travers des objets archéologiques variés, des déesses-mères aux mosaïques, en passant par des symboles de prospérité comme une statuette augustéenne représentant une déesse tenant un cerf. Les fondations du rempart antique, classées monument historique en 1977, restent visibles près de la place des Récollets.
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