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Abbaye d'Auberive en Haute-Marne

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Abbaye

Abbaye d'Auberive

    Village
    52160 Auberive
Propriété d'une société privée ; propriété privée
Abbaye dAuberive
Abbaye dAuberive
Abbaye dAuberive
Abbaye dAuberive
Abbaye dAuberive
Abbaye dAuberive
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Abbaye dAuberive
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Abbaye dAuberive
Abbaye dAuberive
Abbaye dAuberive
Abbaye dAuberive
Abbaye dAuberive
Crédit photo : Nick from Chelmsford, Essex - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1135
Fondation de l'abbaye
XIIIe siècle
Apogée économique
1516
Début de la commende
1753-1777
Reconstruction du XVIIIe
1789
Fermeture révolutionnaire
1856
Transformation en prison
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La grille en fer forgé du XVIIIe siècle de la porte du parc avec son encadrement de pierre et les murs circulaires situés de part et d'autre du portail (cad. C 37) : classement par arrêté du 16 octobre 1956 - L'ancien hôtel abbatial : la façade principale sud, la toiture correspondante et l'escalier en vis intérieur (cad. C 189, 190) : inscription par arrêté du 30 juillet 2004 - Les bâtiments de l'ancienne abbaye à l'intérieur de l'enclos : les ailes ouest, nord et est des anciens bâtiments conventuels, y compris la parcelle où se trouvait l'ancienne église et la galerie sud du cloître (cad. C 357) ; l'ancien chœur de l'église et les vestiges des murs est et sud du bras sud du transept, les pavillons d'entrée, les deux ponts, l'ancien moulin, le colombier et le mur d'enceinte (cad. C 30, 33 à 38, 426, 427, 170 à 173, 175, 177, 178, 180, 181, 357) : classement par arrêté du 4 octobre 2006 - Les sols à l'intérieur de l'enclos de l'ancienne abbaye, le bief avec ses aménagements, y compris les maçonneries bordant le bief et l'Aube, l'église néo-gothique et le quartier disciplinaire de l'ancienne colonie agricole pénitentiaire (cad. C 30, 33 à 38, 426, 427, 170 à 173, 422, 423, 175, 177, 178, 424, 425, 180 à 182) : inscription par arrêté du 4 octobre 2006

Personnages clés

Saint Bernard - Fondateur de l'abbaye Abbé de Clairvaux, initie Auberive en 1135.
Louis de Rye - Premier abbé commendataire Construisit le palais abbatial (XVIe).
François Buron - Architecte du XVIIIe Reconstruit l’aile est surélevée (1781-1787).
Abel Caroillon de Vandeul - Industriel et propriétaire Installa une filature (1797-1807).
Louise Michel - Prisonnière célèbre Incarcerée 20 mois (1871-1873).
Vladimir Ghika - Refondateur monastique Créa une communauté mixte en 1927.

Origine et histoire

L'abbaye d'Auberive, fondée en 1135 par saint Bernard, abbé de Clairvaux, incarne l’idéal cistercien. Implantée dans une vallée marécageuse près de la rivière Aube, les moines y aménagèrent un espace monastique en détournant le cours d’eau pour construire l’abbaye selon le plan type cistercien. Ce site, initialement isolé, devint un lieu de vie monastique florissant grâce aux dons des seigneurs locaux, dont l’évêque de Langres.

Au XIIIe siècle, l’abbaye atteint son apogée avec 11 granges, 14 moulins, des mines de fer et de sel, ainsi que des vignes près de Dijon et Mussy-sur-Seine. Cependant, les XIVe et XVe siècles, mal documentés, révèlent un déclin marqué par la guerre de Cent Ans, réduisant le troupeau de moutons de 2 540 à 600 têtes. L’abbaye dut mettre en fermage ses terres par manque de convers, ne conservant du Moyen Âge que le sanctuaire de l’église abbatiale et la porte du réfectoire.

Le XVIe siècle introduit la commende : François Ier accorde à Louis de Rye, premier abbé commendataire, le droit de percevoir un tiers des revenus de l’abbaye. Ce siècle voit aussi la construction du palais abbatial, typique de la Renaissance, et les pillages lors des guerres de Religion (1567, 1587). Martial de Lévis, seul abbé régulier parmi les 14 commendataires, tente de redresser l’abbaye, mais les difficultés financières persistent.

Au XVIIIe siècle, une reconstruction quasi totale est financée par la vente de 1 700 hectares de forêt. Les moines adoptent un plan ambitieux : l’aile ouest, transformée en résidence d’hôtes, arbore une façade classique, tandis que l’aile est, surélevée pour lutter contre l’humidité, est reconstruite par l’architecte François Buron. L’église abbatiale, démolie sauf son chœur médiéval, est réorientée. En 1789, la Révolution disperse les huit derniers moines, et l’abbaye, vendue comme bien national, échappe de peu à la destruction totale.

De 1791 à 1854, l’abbaye passe entre les mains de particuliers : Abel Caroillon de Vandeul, gendre de Diderot, y installe une filature de coton (1797-1807) avant d’en faire une résidence de plaisance. Son fils la vend en 1825 au maître de forges Bordet, qui démonte l’église du XVIIIe pour construire un haut fourneau et transforme le moulin en orangerie. En 1856, l’État en fait une prison pour femmes, puis une colonie pénitentiaire pour mineurs, accueillant notamment Louise Michel (1871-1873), figure de la Commune de Paris.

De 1927 à 1960, l’abbaye retrouve brièvement une vocation monastique : Mgr Vladimir Ghika y fonde une communauté mixte, vite remplacée par des bénédictins de Paris. Ces derniers y établissent des vergers conservatoires et redécouvrent le sanctuaire médiéval de l’église. En 1960, l’abbaye est rachetée par Solvay, puis en 2005, elle s’ouvre au public comme centre d’art contemporain et lieu culturel, tout en préservant son verger historique et son palais abbatial du XVIe, aujourd’hui transformé en auberge.

Devenir actuel

Elle est aujourd'hui le siège d'un centre d'art contemporain avec une saison musicale et festive durant l'été.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site de l'Abbaye ci-dessus.