Déclaration d'utilité publique 11 mars 1879 (≈ 1879)
Loi pour la ligne Montauban-Brive construite par l'État.
10 avril 1884
Mise en service
Mise en service 10 avril 1884 (≈ 1884)
Ouverture par la Compagnie du PO.
2 février 1939
Arrivée des réfugiés espagnols
Arrivée des réfugiés espagnols 2 février 1939 (≈ 1939)
Premier train vers le camp de Judes.
années 1980
Fermeture ferroviaire
Fermeture ferroviaire années 1980 (≈ 1980)
Fin du service par la SNCF.
9 septembre 2011
Inscription patrimoniale
Inscription patrimoniale 9 septembre 2011 (≈ 2011)
Ajout à l'inventaire des monuments historiques.
2012
Rachat par une association
Rachat par une association 2012 (≈ 2012)
Devenue lieu de mémoire espagnole.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La gare (cad. YO 44, lieudit A Gazy) : inscription par arrêté du 9 septembre 2011
Personnages clés
Fils du chef de gare (anonyme) - Témoin historique
A décrit l'arrivée des réfugiés en 1939.
Origine et histoire
La gare de Borredon fut construite par l'État dans le cadre de la ligne Montauban-Cahors, déclarée d'utilité publique en 1879. Inaugurée en 1884 par la Compagnie du PO, elle desservait initialement les communes de Montpezat et Lapenche. Son bâtiment, adjugé en 1883, s’inscrivait dans un projet plus large visant à relier Toulouse à Paris via une voie ferrée stratégique.
En février 1939, la gare devint un point d’arrivée tragique pour des milliers de réfugiés républicains espagnols. Ces prisonniers, transférés depuis les camps de la Côte Vermeille, furent dirigés vers le camp de concentration de Judes à Septfonds. Les témoignages évoquent des conditions inhumaines : absence d’abris, pluie, et marches forcées pour les 3 000 premiers arrivants en deux jours. Les autorités choisirent cette gare isolée pour éviter tout mouvement de sympathie publique.
La gare cessa son activité ferroviaire dans les années 1980. Ses bâtiments, vendus par la SNCF dans les années 1990, furent d’abord transformés en restaurant. Depuis 2012, ils abritent un lieu de mémoire géré par l’association Mémoire de l’Espagne Républicaine, après une inscription aux monuments historiques en 2011. Ce site commémore aujourd’hui le sort des 16 000 soldats espagnols internés à proximité.
Architecturalement modeste, la gare tire son importance de son rôle historique. Son inscription patrimoniale souligne sa dimension mémorielle, liée à l’exil républicain espagnol et aux prémices des déportations vers les camps nazis. Les baraquements du camp de Judes, construits par les internés eux-mêmes, symbolisent les souffrances endurées sur ce site.
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