Construction de la cité 1945-1947 (≈ 1946)
150 baraques françaises puis 252 canadiennes.
1985
Abandon définitif
Abandon définitif 1985 (≈ 1985)
Derniers habitants quittent la cité.
2016
Restauration des baraques
Restauration des baraques 2016 (≈ 2016)
Création du micro-musée *Cité de l'habitat provisoire*.
19 mai 2019
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 19 mai 2019 (≈ 2019)
Protection de la baraque canadienne.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le baraquement 534.10 dit à la française et le baraquement UK 100 dit à l'américaine ainsi que le lavoir en ciment, (cad. CN 152), tels que délimités en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 16 septembre 2016
Personnages clés
Jacques-Armand Cardon - Dessinateur
Habitant emblématique de la cité.
Origine et histoire
La baraque de type canadien fait partie de la cité provisoire de Soye, un quartier d’urgence construit entre 1945 et 1947 à Ploemeur pour loger les sinistrés des bombardements de Lorient pendant la Seconde Guerre mondiale. Implantée dans le parc du château de Soye sur 10 hectares, cette cité abritait initialement 150 baraques françaises type 534.10, complétées en 1946 par 252 baraques canadiennes, atteignant finalement 307 unités en 1962. Conçue pour une durée de 10 ans, elle fut occupée jusqu’en 1985, avec des destructions s’étalant jusqu’en 1991.
La cité accueillait environ 4 000 personnes et disposait d’infrastructures comme des commerces, une école et un lavoir. Après son abandon, l’association Mémoire de Soye a restauré trois baraques (française 534.10 en 2007, américaine UK100 en 2014, canadienne en 2016) et créé un micro-musée. La baraque canadienne, typique des habitations d’urgence, a été classée Monument Historique en 2019, tandis que le site propose désormais des visites guidées depuis 2014.
Le parc conserve aujourd’hui trois baraques restaurées, un lavoir en béton, des cuves anti-incendie et les fondations de deux anciennes baraques. Ce patrimoine illustre l’histoire sociale de la reconstruction d’après-guerre en Bretagne, marquée par des solutions provisoires devenues durables. La cité de Soye symbolise aussi la résilience des populations lorientaises, dont le dessinateur Jacques-Armand Cardon, ayant vécu sur place.
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