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Barrière d'Enfer - Paris 14ème à Paris 1er dans Paris 14ème

Patrimoine classé Enceinte Porte-de-ville

Barrière d'Enfer - Paris 14ème

    1-2 Place Denfert-Rochereau
    75014 Paris 14e Arrondissement
Propriété de la commune
Barrière dEnfer - Paris 14ème
Barrière dEnfer - Paris 14ème
Barrière dEnfer - Paris 14ème
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Barrière dEnfer - Paris 14ème
Barrière dEnfer - Paris 14ème
Barrière dEnfer - Paris 14ème
Crédit photo : Coyau - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1787
Construction des pavillons
1791
Suppression de l’octroi
1907
Classement Monument Historique
1944
Siège de l’insurrection parisienne
2019
Ouverture des musées
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les deux pavillons : classement par arrêté du 13 avril 1907

Personnages clés

Claude-Nicolas Ledoux - Architecte Concepteur des pavillons en 1787
Jean Guillaume Moitte - Sculpteur Auteur des frises ornant les bâtiments
Colonel Henri Rol-Tanguy - Résistant, chef FFI Dirigea la Libération depuis le pavillon ouest

Origine et histoire

La barrière d’Enfer était une des portes de l’enceinte des Fermiers généraux, construite à Paris sous Louis XVI pour percevoir l’octroi. Installée à l’emplacement de l’actuelle place Denfert-Rochereau, elle contrôlait les axes majeurs du sud parisien : le boulevard d’Enfer (aujourd’hui Raspail), la rue d’Enfer (devenue avenue Denfert-Rochereau), et le boulevard Saint-Jacques. Son nom proviendrait soit de la réputation sulfureuse du quartier, soit d’une déformation de via inferior, ou encore du surnom d’une porte médiévale en fer de l’enceinte de Philippe Auguste.

Conçue en 1787 par l’architecte Claude-Nicolas Ledoux, la barrière se compose de deux pavillons néo-classiques ornés de frises sculptées par Jean Guillaume Moitte. Ces bâtiments, parmi les quatre survivants du mur des Fermiers généraux, furent classés monuments historiques en 1907. Leur vocation a évolué avec l’histoire : après la suppression de l’octroi en 1791 (renommée barrière de l’Égalité), puis son rétablissement sous le Directoire (barrière d’Orléans), ils abritèrent successivement des services municipaux, dont l’Inspection des carrières et la voirie.

Les pavillons ont joué un rôle symbolique lors de la Libération de Paris en 1944. Le no 4, occupé par l’état-major du colonel Rol-Tanguy à partir du 19 août, devint le centre de commandement de l’insurrection parisienne. Pour commémorer cet épisode, la portion de place entre les deux bâtiments fut rebaptisée avenue du Colonel-Henri-Rol-Tanguy en 2004. Aujourd’hui, le pavillon est abrite le musée de la Libération de Paris, tandis que le no 3, restauré en 2019, sert d’entrée aux catacombes.

La barrière d’Enfer a également marqué la culture populaire. Le troisième acte de La Bohème de Puccini (1895), situé dans le Paris de 1830, y place une scène clé où Mimi quitte la ville par cette porte. Au XXe siècle, les pavillons échappèrent de justesse à la destruction en 1953 lors de la construction de l’autoroute A6, grâce à une mobilisation pour la préservation du patrimoine.

Architecturalement, les deux bâtiments identiques encadrent l’avenue du Colonel-Henri-Rol-Tanguy, dans l’axe des avenues Denfert-Rochereau et du Général-Leclerc. Leur style néo-classique, caractéristique des œuvres de Ledoux, en fait des témoignages rares de l’urbanisme fiscal de l’Ancien Régime. Les frises de Moitte, représentant des danseuses, ajoutent une dimension artistique à ces édifices utilitaires, aujourd’hui intégrés au paysage parisien.

Liens externes