Construction des bastions d'Ardres 1522-1541 (≈ 1532)
Renforcement par François Ier sous Boccador.
Après 1849
Démantèlement partiel des fortifications
Démantèlement partiel des fortifications Après 1849 (≈ 1849)
Seul le bastion Condette subsiste.
28 octobre 2003
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 28 octobre 2003 (≈ 2003)
Protection du bastion et ses fossés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le bastion, ainsi que les fossés et la contrescarpe (cad. AO 117 à 119) : classement par arrêté du 28 octobre 2003
Personnages clés
François Ier - Roi de France
Commanditaire des fortifications d'Ardres.
Dominique de Cortone (Boccador) - Architecte militaire italien
Concepteur des bastions d'Ardres.
Origine et histoire
Le bastion Condette, également nommé bastion Royal, fut construit dans la première moitié du XVIe siècle à Ardres, sous l’impulsion de François Ier. Entre 1522 et 1541, ce roi fit renforcer la place forte d’Ardres par six bastions, dont celui-ci, conçu par l’architecte italien Dominique de Cortone, dit Boccador. Ces travaux marquèrent une évolution vers les fortifications bastionnées, remplaçant progressivement les tours d’artillerie médiévales.
Ce bastion se distingue par sa structure en saillant de 70 mètres de face et 30 mètres de flanc, intégrant trois galeries voûtées en briques. Elles desservaient des escaliers menant aux défenses basses, tandis qu’une galerie de contremine permettait des tirs multidirectionnels via des créneaux divergents. Une casemate pour artillerie lourde, couverte d’une voûte de brique, était également présente, illustrant l’adaptation aux armes à feu de l’époque.
Après 1849, la plupart des fortifications d’Ardres furent rasées, mais le bastion Condette fut préservé grâce à son intégration dans un jardin public. Aujourd’hui, il témoigne de l’ingénierie militaire de la Renaissance, combinant héritage médiéval et innovations techniques. Son classement comme Monument Historique en 2003 souligne son importance patrimoniale.
Les détails architecturaux, comme les évents de ventilation pour évacuer la fumée des tirs ou les embrasures « à la française », reflètent une conception pragmatique. Le bastion symbolise ainsi une période charnière où les fortifications s’adaptaient aux progrès de l’artillerie, sous l’influence d’architectes italiens comme Boccador.
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