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Batterie anti-aérienne d’Auderville-la-Roche et La Valette

Batterie anti-aérienne d’Auderville-la-Roche et La Valette

    2 D401
    50440 La Hague
Propriété privée
Batterie anti-aérienne d’Auderville-la-Roche et La Valette
Batterie anti-aérienne d’Auderville-la-Roche et La Valette
Batterie anti-aérienne d’Auderville-la-Roche et La Valette
Batterie anti-aérienne d’Auderville-la-Roche et La Valette
Batterie anti-aérienne d’Auderville-la-Roche et La Valette
Batterie anti-aérienne d’Auderville-la-Roche et La Valette

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
été 1940
Construction par la Luftwaffe
23 décembre 2024
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les ouvrages de la batterie anti-aérienne d’Auderville-la-Roche et La Valette, vestiges de la Seconde Guerre mondiale, en totalité, et les assiettes foncières où ils sont conservés, y compris les vestiges archéologiques enfouis ou en élévations connus ou à découvrir, sur les parcelles n° 266, n° 274, n° 275, n° 276, n° 278, n° 279, n° 283, n° 284, n° 292, n° 293, n° 634, n° 734, n° 735, n° 791, n° 792, n° 956 (à l’exclusion de la maison d’habitation située au-dessus du blockhaus, n° 957, n° 1034, tel que représenté sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 23 décembre 2024

Origine et histoire

La batterie anti-aérienne d’Auderville-la-Roche et La Valette, située sur la commune de La Hague dans la Manche, a été édifiée par la Luftwaffe durant l’été 1940 dans le cadre de l’occupation allemande. Ce site stratégique, connu sous le nom de station Ammer, combinait des technologies avancées pour l’époque : deux radars Freya Fu.MG (modèles 450 et 401) et deux radars Würzburg Reise Fu.SE 65, complétés par des canons de Flak installés dans des encuvements. Ces équipements visaient à protéger deux batteries d’artillerie voisines, les Stützpunkt 351 (Auderville Hague) et Stützpunkt 356 (Auderville Laye), tout en assurant une couverture radar et anti-aérienne le long des côtes normandes.

Le complexe militaire comprenait également des infrastructures logistiques et des abris pour les soldats, dont trois Regelbau 622 (bunkers standardisés). Au total, 23 éléments constituaient le site, incluant des bâtiments de cantonnement et des vestiges aujourd’hui protégés en tant que monuments historiques. L’inscription officielle par arrêté du 23 décembre 2024 couvre les ouvrages en élévation ou enfouis, ainsi que les parcelles associées, à l’exception d’une habitation moderne située à proximité.

Ce site illustre l’effort de fortification du Mur de l’Atlantique par l’Allemagne nazie, avec une concentration rare de technologies radar et de défense anti-aérienne sur un même lieu. Les vestiges, encore visibles, témoignent des stratégies militaires de la Seconde Guerre mondiale et de l’occupation en Normandie, où la présence allemande a marqué durablement le paysage et la mémoire locale.

La localisation du site, en bordure de côte, reflète son rôle clé dans la surveillance des approches maritimes et la protection contre les raids aériens alliés. Aujourd’hui, ces vestiges offrent un éclairage historique sur les techniques de guerre électronique et les infrastructures militaires de l’époque, tout en constituant un patrimoine mémoriel de la Résistance et de la Libération en Basse-Normandie.

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