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Batterie d’artillerie côtière d’Auderville-la-Roche

Batterie d’artillerie côtière d’Auderville-la-Roche

    2 Rue Charles Rouxel
    50440 La Hague
Propriété de l’État ; propriété privée
Batterie d’artillerie côtière d’Auderville-la-Roche
Batterie d’artillerie côtière d’Auderville-la-Roche

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
mai 1942
Implantation initiale
été 1943
Reconfiguration majeure
décembre 1943
Changement de dénomination
29 juin 1944
Bombardement américain
1er juillet 1944
Prise alliée
décembre 2024
Classement patrimonial
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les ouvrages de la batterie d’artillerie côtière d’Auderville-la-Roche, en totalité, vestiges de la Seconde Guerre mondiale, et les assiettes foncières où ils sont conservés -, y compris les vestiges archéologiques enfouis ou en élévations connus ou à découvrir, à savoir les parcelles n° 290, n° 296, n° 297, n° 298, n° 299, n° 377, n° 378, n° 379, n° 380, n° 381, n° 383, n° 384, n° 397, figurant au cadastre section 020 A 02, tel que représenté sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 23 décembre 2024

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage nommé Sources ne citent aucun acteur.

Origine et histoire

La batterie H.K.B. 4./706 « Stahl », implantée en mai 1942 à Auderville-la-Roche (nord-ouest de la pointe de la Hague), était initialement équipée de six canons français en encuvements ouverts, servis par des soutes à munitions de type Regelbau 134 ou Vf7a. Les baraquements en bois, aujourd’hui disparus, complétaient le dispositif. Ce site stratégique faisait partie du Stützpunkt 351, un réseau de défense côtier allemand pendant l’Occupation.

À partir de l’été 1943, la batterie fut reconfigurée avec la construction d’un poste de direction de tir (Leitstand) Regelbau 636, de cinq abris pour troupes (types 621 et 622), et de casemates Regelbau 679 inachevées. Un radar Seetakt FuMO2 et un télémètre, protégés par un revêtement camouflé en Asbest (mélange de paille, amiante et ciment), équipaient le PDT. Des pièces de Flak renforçaient la défense anti-aérienne. Renommée H.K.B. 1./1262 en décembre 1943, la batterie subit un bombardement américain massif le 29 juin 1944, précédant la prise de la pointe de la Hague par les Alliés le 1er juillet 1944.

Le site, composé de 24 éléments (casemates, soutes, abris), est aujourd’hui protégé en totalité pour ses vestiges archéologiques et historiques, incluant les parcelles cadastrales associées. Les ouvrages restants, comme le PDT ou les encuvements, témoignent des techniques de camouflage et d’ingénierie militaire allemandes. La batterie illustre l’intensité des combats pour le contrôle du Cotentin, zone clé du Débarquement de Normandie. Les vestiges, propriété de l’État ou privés, sont classés depuis décembre 2024 pour leur valeur patrimoniale liée à la Seconde Guerre mondiale.

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