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Batterie de Merville à Merville-Franceville-Plage dans le Calvados

Patrimoine classé Vestiges de la Guerre 39-45 Batterie allemande

Batterie de Merville

  • Avenue de la Batterie-de-Merville
  • 14810 Merville-Franceville-Plage
Batterie de Merville
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Batterie de Merville
Batterie de Merville
Batterie de Merville
Crédit photo : DennisPeeters (talk) - Sous licence Creative Commons
Propriété d'un établissement public de l'Etat
14810 Merville-Franceville-Plage, Avenue de la Batterie-de-Merville

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1941-1944
Construction de la batterie
nuit du 5 au 6 juin 1944
Assaut britannique
25 octobre 2001
Classement Monument Historique
2008
Exposition du C-47 SNAFU Special
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Batterie comprenant quatre casemates et un poste de commandement (cad. AO 46, 47 (avenue de la Batterie-de-Merville) ; E 202, lieudit La Masse, 203, lieudit Les Pomerais, 204, lieudit Les Grands Pomerais) : classement par arrêté du 25 octobre 2001

Personnages clés

Terence Otway - Lieutenant-colonel britannique Commandant du 9e bataillon parachutiste lors de l'assaut.
Françoise Gondrée - Initiatrice de la préservation A lancée la restauration du site en 1969.
Richard Gale - Général britannique Fondateur du musée Pegasus Bridge, impliqué dans la sauvegarde.
Sergeant Knight - Soldat parachutiste Mena une diversion cruciale pendant l'assaut.

Origine et histoire de la Batterie de Merville

La batterie de Merville est une fortification côtière allemande construite entre 1941 et 1944 dans le cadre du Mur de l'Atlantique, située à 2 km de la mer, près de la baie de l'Orne. Composée de quatre casemates en béton abritant initialement des canons de 100 mm (au lieu des 150 mm prévus), elle était protégée par des champs de mines, des barbelés et des postes de tir. Son rôle était de défendre le secteur de Sword Beach, l'une des plages du Débarquement allié.

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, la batterie fut la cible d’une opération aéroportée menée par 150 parachutistes britanniques du 9e bataillon (6e division aéroportée). Malgré un bombardement aérien raté et une dispersion des troupes, les soldats, mal équipés, prirent d’assaut les casemates après un combat acharné. Les canons furent neutralisés à 5 h 0, permettant de sécuriser partiellement le débarquement.

L’opération, marquée par des erreurs logistiques (planeurs perdus, explosifs manquants) et un courage exceptionnel, devint l’un des exploits du Jour J. La garnison allemande, forte de 50 hommes, fut presque entièrement neutralisée, mais deux canons furent réutilisés par les Allemands dans les 48 heures suivantes. La batterie, classée Monument Historique en 2001, est aujourd’hui un musée préservé par le Conservatoire du littoral.

Depuis 1977, le site de 5 hectares, géré par un groupement franco-britannique, accueille 75 000 visiteurs annuels. Un avion Douglas C-47, symbole des troupes aéroportées, y est exposé depuis 2008. Le musée retrace l’histoire de l’assaut et honore la mémoire des soldats des deux camps, tout en illustrant l’ingénierie défensive du Mur de l’Atlantique.

La préservation du site fut initiée en 1969 par Françoise Gondrée et le général britannique Richard Gale, fondateur du musée de Pegasus Bridge. Le classement en 2001 a permis de conserver les casemates, le poste de commandement et les tranchées, offrant un témoignage intact des combats de 1944. Le site reste un lieu de mémoire majeur de la Libération de la Normandie.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site officiel ci-dessus.
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