Chem. de la Batterie de Peyras, 83500 La Seyne-sur-Mer, France
Frise chronologique
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1879
Construction de la batterie
Construction de la batterie 1879 (≈ 1879)
Contexte de tensions en Méditerranée.
1899
Ajout d'une batterie annexe
Ajout d'une batterie annexe 1899 (≈ 1899)
Six canons de 95 mm installés.
1912
Modernisation de l'armement
Modernisation de l'armement 1912 (≈ 1912)
Pièces de 240 mm et 19 cm.
1933
Transformation en batterie DCA
Transformation en batterie DCA 1933 (≈ 1933)
Canons de 90 mm installés.
1943
Occupation allemande
Occupation allemande 1943 (≈ 1943)
Flak de 88 mm ajoutés.
1er juin 1957
Fin de l'activité militaire
Fin de l'activité militaire 1er juin 1957 (≈ 1957)
Désarmement officiel du site.
1997
Début de la restauration
Début de la restauration 1997 (≈ 1997)
Projet mené par la Marine nationale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur spécifique.
Origine et histoire
La batterie de Peyras est un ouvrage défensif construit en 1879 dans le contexte de tensions entre la Troisième République française, le Royaume-Uni et l’Italie en Méditerranée. Située à 196 mètres d’altitude sur la commune de La Seyne-sur-Mer, elle était conçue pour défendre l’espace entre l’isthme des Sablettes et la pleine mer, en croisant ses tirs avec ceux de la batterie de Saint-Elme. Son armement initial comprenait des canons de 24 cm, 19 cm et 16 cm, destinés à soumettre les navires ennemis à un tir plongeant, particulièrement efficace.
En 1912, son armement fut modernisé avec des pièces de 240 mm et 19 cm, tandis qu’une batterie annexe de six canons de 95 mm fut ajoutée en 1899. Pendant la Première Guerre mondiale, une partie de son matériel fut transférée sur le front du nord-est. En 1933, Peyras devint une batterie de défense contre avions (DCA) équipée de canons de 90 mm, puis, sous l’occupation allemande (1943), de Flak de 88 mm. Après la Libération, la Marine nationale y installa des canons de 105 mm et en fit une école de lutte antiaérienne jusqu’en 1957.
La caserne, conçue pour résister aux bombardements, abritait jusqu’à 97 hommes en 1880, avec des alvéoles protégés par des voûtes de maçonnerie épaisses. Le magasin à poudre, entièrement enterré, et la citerne de 40 m3 témoignent de son autonomie. Le terre-plein supérieur, remanié avant 1914, combine des emplacements de tir originaux et des modifications ultérieures, comme les coupolés pour canons de 105 mm. Aujourd’hui musée, le site conserve quatre canons de marine opérationnels, uniques en France.
La batterie cessa son activité militaire en 1957, mais servit de base au Commando Trépel jusqu’en 1967. Sa restauration, initiée en 1997 par la Marine nationale, a permis de confier sa conservation à l’association GMC. Le site illustre l’évolution des stratégies défensives côtières, des tirs plongeants du XIXe siècle à la DCA du XXe siècle, tout en offrant un panorama sur la rade de Toulon.