Première mention d'une chapelle 984 (≈ 984)
Chapelle Saint-Pierre attestée par écrit.
XIe siècle (seconde moitié)
Construction de la chapelle actuelle
Construction de la chapelle actuelle XIe siècle (seconde moitié) (≈ 1150)
Remplace l’édifice du Xe siècle.
27 septembre 1948
Première protection partielle
Première protection partielle 27 septembre 1948 (≈ 1948)
Classement murs et toitures de la chapelle.
31 août 2015
Inscription globale du doyenné
Inscription globale du doyenné 31 août 2015 (≈ 2015)
Extension à tour-porte, logis et courtine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle ancienne (murs extérieurs et toitures, voûte en berceau à l'intérieur) , à 1 200 m au nord-nord-est du bourg : inscription par arrêté du 27 septembre 1948. Commission régionale du patrimoine et des sites du 9 septembre 2014. L'arrêté du 31 août 2015 indique : "Considérant que le doyenné clunisien de Bézornay situé à Saint-Vincent-des-Prés (Saône-et-Loire), présente un intérêt d'histoire et d'art suffisant pour en rendre désirable la préservation en raison de son lien historique avec l'abbaye de Cluny et de la qualité de ses vestiges, représentatifs de l'organisation des doyennés clunisiens des XIe et XIIIe siècles ; sont inscrites au titre des monuments historiques en totalité, les parties suivantes du doyenné de Bézornay situé à Saint-Vincent-des-Prés (Saône-et-Loire) : la chapelle et son extension contiguë, la tour-porte et le logis attenant à l'est, à l'exception de son extension contemporaine, ainsi que les vestiges de la courtine, à l'exception des dépendances et appentis ruinés, qui lui sont adossés et leurs sols d'assise au titre de réserve archéologique, situées sur les parcelles n°40, 41, 42, 43, 44, 45 et 46, figurant au cadastre en section A.
Personnages clés
Pierre Garrigou Grandchamp - Historien et chercheur
A étudié les doyennés clunisiens dont Bézornay.
Alain Guerreau - Historien médiévaliste
Co-auteur d’études sur Cluny et Bézornay.
Origine et histoire
Le doyenné de Bézornay, situé à Saint-Vincent-des-Prés en Saône-et-Loire, est un ancien établissement monastique lié à l’abbaye de Cluny. Fondé probablement au XIe siècle, il remplace une première chapelle dédiée à Saint-Pierre, attestée dès 984. Ce site illustre l’organisation des doyennés clunisiens entre les XIe et XIIIe siècles, avec une chapelle centrale, une tour-porte et des logis, aujourd’hui fragmentés entre plusieurs propriétaires. La chapelle, de dimensions modestes, conserve une nef unique prolongée par une abside semi-circulaire, voûtée en berceau et épaulée de contreforts. Ses ouvertures et volumes intérieurs, restaurés récemment, ont retrouvé leur disposition d’origine, révélant une baie axiale encadrée de fenêtres.
La chapelle, classée monument historique depuis 1948 pour ses murs et toitures, a vu son inscription étendue en 2015 à l’ensemble du doyenné (tour-porte, logis, vestiges de courtine et sols archéologiques). Ce classement souligne son intérêt historique, lié à Cluny, et architectural, représentatif des résidences seigneuriales monastiques médiévales. Une extension moderne a transformé la chapelle en habitation, mais sa structure médiévale reste lisible, valant au site le prix régional du patrimoine en 2015. Les fouilles et études, comme celles menées par Pierre Garrigou Grandchamp et Alain Guerreau, confirment son rôle dans le réseau domanial clunisien.
Les vestiges actuels, bien que morcelés, offrent un témoignage rare des doyennés clunisiens en Bourgogne. La chapelle, initialement au cœur du site, symbolise la vie religieuse et seigneuriale du Moyen Âge, tandis que les contreforts et la voûte en plein cintre reflètent les techniques constructives de l’époque. Le doyenné, aujourd’hui partiellement accessible, conserve une valeur patrimoniale majeure, à la fois artistique, historique et archéologique, ancrée dans le paysage de Saône-et-Loire.
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