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Asile Bethléem

Asile Bethléem

    1 Rue Abbe Gosse
    97250 Saint-Pierre
Asile Bethléem
Asile Bethléem
Asile Bethléem
Asile Bethléem
Asile Bethléem
Asile Bethléem
Asile Bethléem
Asile Bethléem
Crédit photo : Aristoi - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1653
Origine du site
1866
Fondation de l'asile
1874
Départ des sœurs
15 octobre 1887
Mort de l'abbé Gosse
8 mai 1902
Destruction par l'éruption
6 juin 1980
Protection des ruines
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ruines de la chapelle avec la dalle funéraire de l'Abbé Gosse (cad. A 273) : inscription par arrêté du 6 juin 1980

Personnages clés

Abbé Gosse (Cyrille Gosse) - Curé du Mouillage et fondateur Dirigea l’asile jusqu’à sa mort en 1887.
Laure Duchamp de Chastaigné - Bienfaitrice et directrice Surnommée « la Madone », mourut en 1902.
Sœurs de Saint-Paul de Chartres - Religieuses hospitalières Gérèrent l’asile de 1866 à 1874.
Demoiselles Duchamp de Chastaigné - Donatrices du terrain Famille pierrotine à l’origine du site.

Origine et histoire

L’asile Bethléem était une œuvre caritative catholique privée fondée au 4e quart du XIXe siècle à Saint-Pierre, en Martinique. Installé à l’angle des rues de la Raffinerie et Abbé-Gosse, dans le quartier du Mouillage, il occupait l’emplacement d’une ancienne raffinerie et d’un couvent des Ursulines (1653), puis des pères dominicains. L’institution, dirigée par les sœurs de Saint-Paul de Chartres puis par Laure Duchamp de Chastaigné, accueillait vieillards et enfants dans deux pavillons distincts, avec une chapelle, une pharmacie et un jardin.

En 1866, la conférence de Saint-Vincent-de-Paul y installe soixante-dix pensionnaires, soutenue par des dons locaux. Après le départ des religieuses en 1874, Laure Duchamp, surnommée « la Madone », poursuit l’œuvre avec l’abbé Gosse, curé du Mouillage. L’asile fonctionnait sans restriction d’entrée, offrant soins et médicaments aux malades externes. L’abbé Gosse, inhumé dans la chapelle en 1887, y repose encore aujourd’hui sous une dalle funéraire.

Le 8 mai 1902, l’éruption de la montagne Pelée détruit entièrement l’asile, tuant Laure Duchamp et tous ses pensionnaires. Seules subsistent les ruines de la chapelle, dont la dalle de l’abbé Gosse et des fragments de murs en pierre. Ces vestiges, inscrits aux monuments historiques en 1980, sont aujourd’hui gérés par une association. Le site, partiellement occupé par un garage, témoigne de cette tragédie et de l’histoire sociale martiniquaise.

L’asile Bethléem symbolisait la charité coloniale du XIXe siècle, mêlant assistance religieuse et solidarité locale. Son architecture en bois lambrissé, avec rez-de-chaussée réservé aux malades, reflétait les standards hospitaliers de l’époque. La catastrophe de 1902, qui rasa Saint-Pierre, en fit un lieu de mémoire, où la pierre tombale de l’abbé Gosse reste le dernier vestige visible de cette institution disparue.

Liens externes