Blockhaus d'Éperlecques dans le Pas-de-Calais

Patrimoine classé Vestiges de la Guerre 39-45 Blockhaus

Blockhaus d'Éperlecques

  • 10 Rue du Fort Vesques
  • 62910 Éperlecques
Blockhaus dÉperlecques
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Blockhaus dÉperlecques
Crédit photo : Prioryman - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1943
Début des travaux
27 août 1943
Bombardement allié
Juillet 1944
Nouveau bombardement
Septembre 1944
Abandon du site
1973
Ouverture au public
3 septembre 1986
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le blockhaus (cad. A 105) : inscription par arrêté du 3 septembre 1986

Personnages clés

Franz Xaver Dorsch Ingénieur responsable de la construction du blockhaus.
Xavier Dorsch Ingénieur ayant signé les plans du blockhaus.

Origine et histoire du Blockhaus

Le blockhaus d'Éperlecques, aussi appelé bunker de Watten et désigné Kraftwerk Nord West, fait partie du système de défense allemand implanté derrière le mur de l'Atlantique pendant la Seconde Guerre mondiale. Conçu pour servir de base de lancement et d'usine de production d'oxygène liquide pour les missiles A4/V2 visant Londres et le sud de l'Angleterre, il devait abriter stocks et ateliers nécessaires à une campagne de tirs soutenue. Les plans, établis par des ingénieurs de Peenemünde et de l'Organisation Todt et signés par Xavier Dorsch, prévoyaient une structure en béton extrêmement massive comprenant une partie sud destinée à l'usine et aux chambres de préparation, une partie centrale de stockage pour plus d'une centaine de missiles et de carburant, et une partie nord s'étendant au‑dessus d'une gare protégée reliée par embranchement à la ligne Calais–Saint-Omer. Le site, choisi dans la forêt d'Éperlecques près de Watten pour sa proximité des voies ferrées, du fleuve Aa, des routes et du réseau électrique, était situé à 177 km de Londres et à 21 km de la côte, à l'abri partiel d'une crête et à portée défensive d'une base de la Luftwaffe à Saint‑Omer. Les plans prévoyaient d'utiliser d'énormes quantités de matériaux — 200 000 tonnes de béton et 20 000 tonnes d'acier — et d'équiper l'usine de compresseurs Heylandt pour produire et stocker des centaines de tonnes d'oxygène liquide nécessaires aux V2. Les travaux, lancés en 1943 sous la direction de Franz Xaver Dorsch, mobilisèrent jusqu'à 6 000 ouvriers du bataillon de construction 434 et, au total, plus de 35 000 travailleurs étrangers en six mois, dont des spécialistes allemands, des Français astreints au STO, des prisonniers de guerre et des déportés politiques logés dans des camps à proximité. Les conditions de travail étaient extrêmement dures : chantiers de jour et de nuit, longues rotations, sévères punitions en cas de défaillance et forte mortalité parmi les travailleurs forcés. Le site fut rapidement repéré par la reconnaissance alliée et placé parmi les objectifs prioritaires des opérations Crossbow visant les installations balistiques allemandes. Le 27 août 1943, un raid massif de la 8th USAAF endommagea gravement la gare fortifiée et d'autres éléments en cours de construction, causant de nombreuses victimes parmi les travailleurs forcés et rendant inopérantes certaines parties du complexe alors achevées à environ 35 %. Après cette attaque, les ingénieurs allemands décidèrent d'abandonner la partie nord irrémédiablement endommagée et de transformer la partie sud en usine de production d'oxygène liquide, en construisant notamment une dalle de béton très épaisse destinée à protéger les installations. Les bombardements alliés se poursuivirent, s'attaquant notamment aux voies ferrées et aux routes d'approvisionnement, et une bombe Tallboy endommagea gravement l'intérieur du blockhaus en juillet 1944 ; à la suite de ces événements, les travaux furent arrêtés. Les Allemands évacuèrent puis abandonnèrent le site, qui fut capturé par les forces canadiennes début septembre 1944 ; les installations avaient été partiellement vidées et certaines zones rendues inaccessibles par l'inondation des fondations. Après la guerre, des missions d'inspection britannique et franco‑britannique étudièrent la fonction et l'état du blockhaus, tandis que des essais d'armement, dont un test de bombe dite Disney en février 1945, furent effectués sur le site. Le blockhaus ne fut pas réutilisé à des fins militaires : le terrain fut rendu à des propriétaires privés, puis le site fut progressivement réaménagé et ouvert au public en 1973 sous le nom de « Blockhaus d'Éperlecques ». Propriété privée acquise dans les années 1980, l'ouvrage a été classé monument historique par l'État le 3 septembre 1986 et abrite aujourd'hui un musée présentant l'histoire du site, le programme balistique allemand et des équipements de la Seconde Guerre mondiale ; en 2009 le musée a reçu 45 000 visiteurs. La zone environnante a été reboisée mais reste marquée par les cratères des bombes.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site officiel ci-dessus.