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Boulevards Waldeck-Rousseau, La Chalotais, Sévigné et Harel de la Noë à Saint-Brieuc en Côtes-d'Armor

Boulevards Waldeck-Rousseau, La Chalotais, Sévigné et Harel de la Noë

    21 Boulevard Harel de la Noé
    22000 Saint-Brieuc
Propriété de la commune ; propriété du département
Crédit photo : Scanné par Claude_villetaneuse - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Époque contemporaine
2000
26 juin 2014
Classement Monument Historique
1er quart du XXe siècle
Construction du réseau ferroviaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ensemble des ouvrages de soutènement (murs, piles, contreforts), de franchissement (pont de la Côte Vendel), d'encorbellement et de protection (garde-corps) de l'ancien réseau ferroviaire départemental établi sur les boulevards Waldeck-Rousseau, La Chalotais, Sévigné et Harel de la Noë (non cadastré, domaine public) : inscription par arrêté du 26 juin 2014

Personnages clés

Louis Harel de la Noë - Ingénieur concepteur A conçu le réseau ferroviaire départemental

Origine et histoire

Les boulevards Waldeck-Rousseau, La Chalotais, Sévigné et Harel de la Noë, situés à Saint-Brieuc dans les Côtes-d’Armor, font partie intégrante de l’ancien réseau ferroviaire départemental conçu au début du XXe siècle. Ces infrastructures, aujourd’hui rares, illustrent l’ingéniosité technique de leur concepteur, l’ingénieur Louis Harel de la Noë, notamment à travers des ouvrages de soutènement, des ponts et des garde-corps encore visibles. Leur préservation offre un témoignage matériel des ambitions ferroviaires locales de l’époque, marquées par une volonté de désenclaver les territoires bretons.

Classés Monument Historique par arrêté du 26 juin 2014, ces boulevards protègent un ensemble d’éléments architecturaux liés à l’ancienne voie ferrée : murs de soutènement, piles, contreforts, ainsi que le pont de la Côte Vendel. Ces aménagements démontrent une maîtrise remarquable des techniques de construction ferroviaires, adaptées aux contraintes topographiques de la région. Leur inscription au titre des monuments historiques souligne leur valeur patrimoniale, à la fois technique, historique et paysagère, tout en rappelant le rôle clé joué par les réseaux secondaires dans le développement économique et social de la Bretagne au début du XXe siècle.

La propriété de ces ouvrages est partagée entre la commune de Saint-Brieuc et le département des Côtes-d’Armor. Leur état de conservation, jugé « a priori satisfaisant » (note 6/10 selon la base Mérimée), permet encore aujourd’hui d’apprécier leur intégration dans le tissu urbain. Bien que le réseau ferroviaire ait disparu, ces boulevards restent des marqueurs urbains forts, évocateurs d’une époque où le train était un vecteur essentiel de modernité et de connexion entre les territoires ruraux et les villes bretones.

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