Première attestation 1760 (≈ 1760)
Mentionnée dans l’*Encyclopédie* comme propriété du marquis.
début XIXe siècle
Agrandissement
Agrandissement début XIXe siècle (≈ 1904)
Ajout d’un second four et d’une halle.
1920
Changement de propriétaire
Changement de propriétaire 1920 (≈ 1920)
Exploitée par la famille Fontaine.
1984
Modernisation partielle
Modernisation partielle 1984 (≈ 1984)
Construction d’un hangar de séchage.
1990
Destruction d’un four
Destruction d’un four 1990 (≈ 1990)
Un des deux fours est démoli.
9 juin 1995
Protection patrimoniale
Protection patrimoniale 9 juin 1995 (≈ 1995)
Inscription des pièces de séchage et du four.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les deux pièces de séchage, ainsi que le four subsistant (cad. A 133) : inscription par arrêté du 9 juin 1995
Personnages clés
Marquis de Gontaud-Biron - Propriétaire initial
Possédait la briqueterie au XVIIIe siècle.
Famille Fontaine - Exploitants depuis 1920
Gère la production artisanale de briques.
Origine et histoire
La briqueterie des Chauffetières, implantée à L'Hôme-Chamondot dans l'Orne, est attestée dès 1760 dans l’Encyclopédie comme propriété du marquis de Gontaud-Biron. À l’origine, elle comprenait un four, une halle, un logement et une étable. Son activité reposait sur l’extraction locale d’argile, transformée en briques moulées à la main (1 000/jour) ou mécaniquement (2 000/jour). Les produits, des briques flammées cuites au bois, étaient destinés aux chantiers de restauration du patrimoine.
Au début du XIXe siècle, la briqueterie s’agrandit avec un second four et une nouvelle halle. Le processus de cuisson, inchangé depuis le XVIIIe siècle, durait huit jours : deux jours de préchauffage, trois jours de grand feu, puis une semaine d’étouffage sous terre. La production annuelle, concentrée entre mai et novembre, nécessitait 60 stères de bois et 30 m3 d’argile par fournée. Exploitée par la famille Fontaine depuis 1920, l’entreprise familiale modernisa partiellement ses installations vers 1984 avec un hangar de séchage.
Classée partiellement aux monuments historiques en 1995 (pièces de séchage et four subsistant), la briqueterie illustre la pérennité des techniques traditionnelles. Malgré la destruction d’un four en 1990, le site reste actif, fournissant des briques pour des monuments classés. Son architecture mêle bâtiments en tuiles plates (fours), structures métalliques (séchage), et un logement patronal typique du XIXe siècle.
La briqueterie s’inscrit dans un territoire marqué par l’industrie rurale, où l’argile locale et la forêt voisine (source de bois) ont permis une activité ininterrompue depuis le XVIIIe siècle. Son rôle dans la conservation du patrimoine architectural français en fait un témoin rare des savoir-faire pré-industriels encore en usage.