Création du café vers 1830 (≈ 1830)
Fondation sous le nom *Relais du soldat Napoléon*.
2002
Titre européen
Titre européen 2002 (≈ 2002)
Reçoit le titre de *café historique européen*.
10 mars 2017
Classement MH
Classement MH 10 mars 2017 (≈ 2017)
Classé Monument Historique par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le café du Rocher, situé 85 route de Beaune, tel que teinté de rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. BK 109) : classement par arrêté du 10 mars 2017.
Personnages clés
Soichot (?) - Grognard tavernier
Administrateur originel du *Relais du soldat Napoléon*.
Origine et histoire
Le Café du Rocher, situé à Marsannay-la-Côte en Bourgogne-Franche-Comté, est un établissement emblématique du XIXe siècle, créé vers 1830. Son décor extérieur se distingue par un encadrement de porte en forme de rochers, tandis qu’à l’intérieur, la salle principale est ornée de faux rochers en ciment, incrustés de coquillages, de sculptures, et de motifs variés comme une carapace de tortue ou des têtes d’angelots. Ces éléments encadrent des peintures murales représentant des paysages inspirés des campagnes napoléoniennes (Égypte, phare d’Alexandrie) et des scènes de genre, comme des brigands attaquant une diligence.
Une seconde salle, donnant sur le jardin, évoque une grotte sous-marine avec des personnages féminins et une volière. À l’origine nommé Relais du soldat Napoléon, ce café était tenu par un grognard nommé Soichot (?), et servait également de relais de poste. Il est aujourd’hui l’un des plus anciens cafés conservés en France, aux côtés du Procope (Paris, 1686) et de la Table Ronde (Grenoble, 1789), et a reçu le titre de café historique européen en 2002.
Classé Monument Historique par arrêté du 10 mars 2017, le Café du Rocher se distingue par son architecture et son décor préservés, reflétant une époque où les cafés jouaient un rôle central dans la vie sociale et les échanges. Son adresse officielle, 85 route de Beaune, et son statut de monument protégé en font un lieu patrimonial remarquable, témoignant de l’artisanat et de l’imaginaire du XIXe siècle.