Date gravée sur la charpente 1610 (≈ 1610)
Sablière du bras sud de la chapelle.
XVe-XVIe siècle
Construction de la chapelle et du calvaire
Construction de la chapelle et du calvaire XVe-XVIe siècle (≈ 1650)
Période d'édification principale du site.
8 mai 1933
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 8 mai 1933 (≈ 1933)
Protection officielle du calvaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Calvaire de la Croix-de-Cohazé (cad. ZV 1) : inscription par arrêté du 8 mai 1933
Personnages clés
Famille de Rohan - Noble famille bretonne
Blason présent sur un vitrail.
Origine et histoire
Le calvaire de la Croix-de-Gohazé est situé au lieu-dit Gohazé, dans la commune de Saint-Thuriau (Morbihan, Bretagne). Ce monument, daté du XVIe siècle, fait partie d’un ancien enclos paroissial, caractéristique des constructions bretonnes de cette période. Il est composé d’une croix monumentale en granit, avec un socle carré exhaussé de trois marches et un fût surmonté d’un Christ en croix au recto et d’une Vierge à l’Enfant au verso. Ces sculptures sont abritées sous un dais à colonnettes, typique de l’art religieux breton.
Le calvaire est associé à la chapelle Notre-Dame de Joie de Gohazé, édifiée entre les XVe et XVIe siècles. Cette chapelle, de plan en croix latine, présente un clocher-porche carré coiffé d’une flèche d’ardoise, ainsi qu’une façade sud richement ornée, réservée aux paroissiens. L’enclos paroissial, aujourd’hui partiellement conservé, comprenait à l’origine un muret, un échalier, un ossuaire (aujourd’hui disparu) et un cimetière. Ces éléments reflétaient la prospérité économique de la région, liée à l’industrie toilière des XVIe et XVIIe siècles, qui permit l’embellissement des édifices religieux.
Le calvaire de la Croix-de-Gohazé a été inscrit au titre des monuments historiques le 8 mai 1933. Il témoigne de l’importance des enclos paroissiaux en Bretagne, conçus pour protéger les sépultures et symboliser le salut de l’âme. La chapelle voisine, avec sa charpente datée de 1610 et ses vitraux partiellement originaux, illustre la transition entre le Moyen Âge et la Renaissance dans l’architecture religieuse bretonne. Certains éléments, comme le blason des Rohan sur un vitrail, rappellent les liens entre le monument et les familles nobles locales.
Aujourd’hui, l’enclos paroissial de Gohazé a perdu plusieurs de ses composantes (ossuaire, sacristie), mais conserve son calvaire-autel et son muret d’origine. La chapelle, restaurée aux XIXe et XXe siècles sans altérer son caractère historique, reste un exemple remarquable du patrimoine religieux breton. Son décor intérieur, incluant une voûte lambrissée peinte et des sablières sculptées, ainsi que sa maîtresse-vitre flamboyante, en font un lieu chargé d’histoire et de symboles.
La localisation du calvaire, au sud de la chapelle, et son intégration dans un paysage marqué par l’histoire paroissiale, en font un monument emblématique de Saint-Thuriau. Son inscription aux monuments historiques souligne sa valeur patrimoniale, tant architecturale qu’historique, dans le contexte des enclos paroissiaux bretons, aujourd’hui partiellement disparus.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis