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Camp de concentration de tsiganes de Montreuil-Bellay en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Vestiges de la Guerre 39-45 Camp de concentration

Camp de concentration de tsiganes de Montreuil-Bellay

  • D347
  • 49260 Montreuil-Bellay
Camp de concentration de tsiganes de Montreuil-Bellay
Camp de concentration de tsiganes de Montreuil-Bellay
Camp de concentration de tsiganes de Montreuil-Bellay
Camp de concentration de tsiganes de Montreuil-Bellay
Camp de concentration de tsiganes de Montreuil-Bellay
Camp de concentration de tsiganes de Montreuil-Bellay
Camp de concentration de tsiganes de Montreuil-Bellay
Camp de concentration de tsiganes de Montreuil-Bellay
Camp de concentration de tsiganes de Montreuil-Bellay
Crédit photo : Pymouss - Sous licence Creative Commons
Propriété privée ; propriété de la commune
49260 Montreuil-Bellay, D347

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
6 avril 1940
Décret-loi anti-nomades
8 novembre 1941
Arrivée des premiers Tsiganes
août 1942
Pic de population
janvier 1945
Fermeture du camp tsigane
8 juillet 2010
Inscription monument historique
29 octobre 2016
Cérémonie nationale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les vestiges suivants du camp d'internement : la prison, le réfectoire, l'école, l'infirmerie, les water collectifs, les logements (cad. YX 7 ; ZE 7 à 9, 12) : inscription par arrêté du 8 juillet 2010 - L'intégralité des vestiges et le sol des parcelles de l'ancien camp (cad. ZE 7, 8 ; YX 7) : classement par arrêté du 27 septembre 2012 - Les vestiges de l'ancien camp d'internement et les sols de la parcelle ZE 141 : classement par arrêté du 4 décembre 2013

Personnages clés

Jacques Sigot - Historien local A révélé l’histoire du camp (ouvrage en 1983).
François Hollande - Président de la République Reconnut la responsabilité de la France en 2016.
Kkrist Mirror - Auteur Documenta le camp (*Tsiganes 1940-1945*, 2008).

Origine et histoire du Camp de concentration

Le camp de concentration de Montreuil-Bellay fut installé sur le site d’une ancienne poudrière française, transformée en stalag par les Allemands en juin 1940. En 1941, le régime de Vichy en fit un « camp de concentration régional » dédié aux Tsiganes, conformément à la politique de séparation des internés par origines. Ce choix répondait aussi à une volonté de réduire les effectifs de garde, en évitant la cohabitation entre Juifs et Tsiganes dans un même lieu.

Le décret-loi du 6 avril 1940 interdit la circulation des nomades en France, suspectés d’espionnage. Les premiers internés tsiganes arrivèrent le 8 novembre 1941, transférés depuis le camp de la Morellerie (Indre-et-Loire), suivi de 213 détenus du camp de Coray (Finistère) le 2 décembre. Jusqu’à 1 096 personnes y furent enfermées en août 1942. Des clochards de Nantes y furent aussi internés en 1942. Le camp ferma en janvier 1945, les derniers détenus étant transférés vers les camps de Jargeau et des Alliers, d’où ils furent libérés en mars 1946.

Après le départ des Tsiganes, le site servit à l’internement de civils allemands en 1945. Les vestiges du camp — prison, réfectoire, école, infirmerie et logements — furent partiellement préservés grâce à leur classement aux monuments historiques entre 2010 et 2013. Une stèle commémorative y fut inaugurée en 1988, suivie d’une cérémonie nationale en 2016 en présence du président François Hollande, reconnaissant la responsabilité de l’État français. Un mémorial et un musée sont prévus pour 2026.

Les travaux de l’historien local Jacques Sigot, publiés dès 1983, révélèrent l’histoire de ce camp longtemps méconnu. Son ouvrage Des barbelés que découvre l'Histoire (2010) et ceux d’autres chercheurs, comme Kkrist Mirror (Tsiganes 1940-1945, 2008), documentent les conditions de vie des internés et le contexte du Porajmos (génocide des Tsiganes). Le site, aujourd’hui propriété mixte (commune et privés), fait l’objet d’un projet de valorisation mémorielle depuis 2016.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours