Construction des galeries XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Protection contre les animaux nocturnes dans le cimetière.
XVIe siècle
Profanations pendant les guerres de Religion
Profanations pendant les guerres de Religion XVIe siècle (≈ 1650)
Destruction partielle des galeries et chapelles.
10 mars 1776
Interdiction des inhumations urbaines
Interdiction des inhumations urbaines 10 mars 1776 (≈ 1776)
Déclaration royale pour raisons hygiénistes.
7 août 1786
Fermeture du cimetière
Fermeture du cimetière 7 août 1786 (≈ 1786)
Transfert des ossements vers Saint-Jean et Saint-Vincent.
8 février 1913
Classement des arcades
Classement des arcades 8 février 1913 (≈ 1913)
Protection au titre des monuments historiques.
1970-1986
Réaménagement controversé
Réaménagement controversé 1970-1986 (≈ 1978)
Destruction de vestiges pour parking et Institut d’Arts.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les arcades : classement par arrêté du 8 février 1913 ; Porte monumentale du XVIe siècle, sise 16 rue Dupanloup (anciennement 1 rue de la Bibliothèque) : inscription par arrêté du 6 mars 1928
Personnages clés
Confrérie des Maîtres Écrivains - Commanditaire initial
Corporation orléanaise avant l’imprimerie.
Daniel Polluche - Historien local
Auteur d’un essai sur Orléans (1778).
Origine et histoire du Campo Santo
Le Campo Santo d’Orléans, construit aux XVe-XVIe siècles, était à l’origine un cimetière géré par la Confrérie des Maîtres Écrivains, une corporation influente avant l’invention de l’imprimerie. Appelé Martroi-aux-Corps ou Grand cimetière, il remplaçait le cimetière Saint-Aignan, devenu insuffisant. Ses galeries latérales, érigées pour protéger les lieux des animaux nocturnes, furent partiellement détruites lors des guerres de Religion (XVIe siècle), où chapelles et croix centrale subirent des incendies et profanations. Le site servit de nécropole urbaine jusqu’en 1776, date à laquelle une déclaration royale interdit les inhumations intra-muros pour des raisons hygiénistes.
En 1786, après le transfert des ossements vers les cimetières Saint-Jean et Saint-Vincent (hors les murs), le Campo Santo fut réaffecté en halle aux grains jusqu’en 1884. Ses arcades, classées monuments historiques en 1913, abritèrent écuries impériales puis greniers. Au XXe siècle, un réaménagement controversé (1970-1986) vit la destruction de vestiges médiévaux pour construire un parking souterrain et l’Institut d’Arts Visuels. La porte Renaissance (XVIe siècle), inscrite en 1928, et une chapelle orthodoxe subsistent aujourd’hui.
Depuis les années 1980, le site accueille des événements culturels majeurs, comme le marché médiéval des fêtes johanniques ou le Festival de jazz d’Orléans (jusqu’en 2014). Son cloître enherbé, bordé de 50 arcades des XVIe-XVIIe siècles, domine un espace ouvert sur la cathédrale Sainte-Croix. La galerie Est, restaurée en 1824, reproduit les arcs en tiers-point d’origine, tandis que des polémiques récentes soulignent les tensions entre préservation patrimoniale et modernisation urbaine.