Canal du Midi : Aqueduc du Répudre à Ventenac-en-Minervois dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine fluvial Aqueduc Canal du midi

Canal du Midi : Aqueduc du Répudre

  • Sur le canal du Midi
  • 11120 Ventenac-en-Minervois
Canal du Midi : Aqueduc du Répudre
Canal du Midi : Aqueduc du Répudre
Canal du Midi : Aqueduc du Répudre
Canal du Midi : Aqueduc du Répudre
Canal du Midi : Aqueduc du Répudre
Canal du Midi : Aqueduc du Répudre
Canal du Midi : Aqueduc du Répudre
Crédit photo : ArnoLagrange - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
4e quart XVIIe siècle
Construction du pont-canal
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'aqueduc, sur le canal du Midi : inscription par arrêté du 19 novembre 1942

Personnages clés

Emmanuel de l'Estang Architecte responsable de la construction du pont-canal du Répudre.

Origine et histoire de l'Aqueduc

Le pont‑canal du Répudre, situé à Paraza dans l'Aude, a été construit par Pierre‑Paul Riquet pour permettre au canal du Midi d’enjamber le ruisseau du Répudre. Il constitue la première réalisation de ce type en France et le plus ancien pont‑canal navigable au monde, les deux autres présents sur le canal du Midi ayant été ajoutés ultérieurement par Vauban. L'ouvrage, conçu et dirigé par l'architecte Emmanuel de l'Estang, s'impose comme une innovation face à la pratique courante de Riquet qui, pour les autres cours d'eau, privilégiait des chaussées‑barrages à niveau. Cette solution n'était pas envisageable sur le Répudre : il aurait fallu édifier un immense barrage de retenue, long de plusieurs centaines de mètres, sur un ruisseau généralement insignifiant mais sujet à des crues dévastatrices. Pour réduire la longueur et la hauteur des maçonneries, Riquet fit décrire au canal un méandre qui remonte assez haut dans le vallon, choix qui a probablement contribué à la survie de l'ouvrage lors des inondations. Les travaux commencèrent en 1676 et le pont fut quasiment achevé en 1680 ; il ne restait alors que les parapets en pierre et la couverture du logement du garde, réalisés ultérieurement. En 1683, à la suite d’un litige financier avec Riquet, Delestang connut dix mois d'emprisonnement dans les « prisons du canal » avant d'être libéré. Des témoins de crues posés après les inondations spectaculaires de 1843 et 1875 attestent que l'édifice, plusieurs fois submergé, a résisté. Le pont a fait l'objet de réparations après avoir été endommagé par une crue en décembre 1999. Une plaque commémorative du XIXe siècle, apposée par les descendants de Riquet sur la face sud, rappelle le rôle de l'ingénieur. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1942.

Liens externes