Frise chronologique
1687-1689
Construction de l'aqueduc
Construction de l'aqueduc
1687-1689 (≈ 1688)
Réalisé par Dominique Gillade pour le canal.
1808
Présence sur le cadastre napoléonien
Présence sur le cadastre napoléonien
1808 (≈ 1808)
Preuve de son intégration paysagère ancienne.
XIXe siècle
Restaurations majeures
Restaurations majeures
XIXe siècle (≈ 1865)
Garde-fou métallique et couronnements modifiés.
24 avril 1998
Classement monument historique
Classement monument historique
24 avril 1998 (≈ 1998)
Protection de l'aqueduc et ses annexes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'aqueduc avec ses puits d'entrée et de sortie et le pont de halage en aval du puits de sortie (cad. domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du 24 avril 1998
Personnages clés
| Vauban - Ingénieur militaire |
Inspirateur du « nouveau dessein ». |
| Dominique Gillade - Architecte constructeur |
Dirige les travaux de 1687 à 1689. |
| Niquet - Ingénieur interprète |
Adapte les plans de Vauban. |
| Cailus - Ingénieur interprète |
Collabore à la conception technique. |
| Minet - Ingénieur interprète |
Participe au projet d'aqueduc. |
Origine et histoire
Le pont-canal d'Ayguesvives, aussi appelé pont-canal de Ticaille, est un ouvrage emblématique du canal du Midi, conçu pour enjamber le ruisseau Amadou à Ayguesvives (Haute-Garonne). Il illustre le modèle des aqueducs « nouveau dessein » inspiré par Vauban, adapté par les ingénieurs Niquet, Cailus et Minet. Sa construction, menée de 1687 à 1689 par Dominique Gillade, visait à prévenir l'envasement du canal par les alluvions de l'Amadou, affluent de l'Hers-Mort.
L'aqueduc, presque intact malgré des restaurations au XIXe siècle, conserve son aspect d'origine. Les principales modifications incluent le remplacement du parapet côté canal par un garde-fou métallique et des travaux sur les couronnements des puits d'entrée et de sortie. Ces puisards, aujourd'hui enfouis sous les alluvions, rendent impossible l'évaluation de leur état ou du nombre exact de voûtes.
Classé monument historique en 1998, l'ouvrage inclut dans sa protection l'aqueduc proprement dit, ses puits d'entrée et de sortie, ainsi que le pont de halage situé en aval. Le site figure sur le cadastre napoléonien de 1808, confirmant son intégration ancienne dans le paysage. Son architecture, typique des réalisations du canal du Midi, en fait un témoin majeur du génie civil du XVIIe siècle en Occitanie.
Les sources historiques soulignent son rôle fonctionnel dans la gestion hydraulique du canal, tout en mettant en avant sa valeur patrimoniale. Les réfections du XIXe siècle, bien que notables, n'ont pas altéré sa structure globale, préservant ainsi l'héritage technique de ses concepteurs. Aujourd'hui, le pont-canal reste un exemple remarquable des innovations inspirées par Vauban, appliquées ici par des ingénieurs locaux sous la direction de Gillade.