Construction initiale 4e quart XVIIe siècle (≈ 1787)
Pont bâti lors du creusement du canal.
12 avril 1814
Destruction par Soult
Destruction par Soult 12 avril 1814 (≈ 1814)
Voûte détruite lors de la retraite.
1821
Reconstruction
Reconstruction 1821 (≈ 1821)
Restauration après les dégâts de 1814.
24 avril 1998
Classement MH
Classement MH 24 avril 1998 (≈ 1998)
Inscription aux monuments historiques.
mai 2016
Accident routier
Accident routier mai 2016 (≈ 2016)
Rambarde endommagée, travaux en 2019.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Pont, sur le canal (cad. domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du 24 avril 1998
Personnages clés
Maréchal Soult - Militaire français
Ordonna sa destruction en 1814.
Origine et histoire du Pont
Le pont de Deyme est un ouvrage en brique rouge du 4e quart du XVIIe siècle, situé sur le canal du Midi entre les communes de Deyme et Pompertuzat, en Haute-Garonne. Il présente une voûte en plein cintre caractéristique de la période, et servait initialement de pont routier reliant Belberaud à Pompertuzat via la route départementale D94. Ce type de construction standardisée illustre l’unité architecturale du canal, notamment pour les ouvrages situés entre Toulouse et le bassin de Naurouze.
Détruit le 12 avril 1814 par les troupes du maréchal Soult lors de leur retraite après la bataille de Toulouse, le pont fut reconstruit en 1821. Les traces de cette destruction et de sa réfection sont encore visibles aujourd’hui. En 1998, il a été inscrit au titre des monuments historiques pour son intérêt patrimonial lié à l’histoire du canal du Midi. Un accident de circulation en mai 2016 a endommagé sa rambarde côté aval, nécessitant des travaux de restauration entrepris en 2019.
Le pont de Deyme s’inscrit dans un ensemble d’ouvrages d’art (écluses, aqueducs, etc.) conçus pour le canal du Midi, reflétant une standardisation technique et dimensionnelle propre à ce projet d’envergure. Sa localisation à proximité de Toulouse, à 15 km au sud-est, en fait un témoin de l’ingénierie hydraulique et des enjeux de transport de l’époque moderne. L’abreuvoir accolé à sa culée gauche rappelle aussi son usage pratique pour les animaux et les voyageurs.