Destruction par l'ouragan 1928 (≈ 1928)
L'ouragan Okeechobee endommage gravement la capitainerie.
1930-1934
Reconstruction du bâtiment
Reconstruction du bâtiment 1930-1934 (≈ 1932)
La capitainerie est reconstruite par l'architecte Ali Tur.
Fin des années 1970
Déplacement des services
Déplacement des services Fin des années 1970 (≈ 1970)
Les services administratifs sont transférés vers un nouveau site.
2013
Inscription monument historique
Inscription monument historique 2013 (≈ 2013)
La capitainerie est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades, les toitures, le portail et le portillon d'entrée (cad. AK 247) : inscription par arrêté du 22 novembre 2013
Personnages clés
Ali Tur
Architecte responsable de la reconstruction de la capitainerie entre 1930 et 1934.
Origine et histoire
La capitainerie, dernière vestige conservé d’un ensemble comprenant l’immeuble des Douanes et l’office de tourisme, se situe quai Lardenoy à l’entrée de la darse du port de Pointe‑à‑Pitre. Bâtiment en béton armé à toit-terrasse, il présente un rez-de-chaussée surmonté d’un étage, dont l’appartement a conservé une grande partie de ses dispositions d’origine malgré d’importantes modifications extérieures. Reconstruite entre 1930 et 1934 par l’architecte Ali Tur après les dégâts causés par l’ouragan Okeechobee en septembre 1928, elle relève d’un programme du Ministère des colonies visant à relancer l’économie de la Guadeloupe et à favoriser le développement de sa capitale économique. Avec l’essor du complexe Guadeloupe‑Port‑Caraïbes à la fin des années 1970, la capitainerie est devenue progressivement inadaptée aux besoins portuaires et les services administratifs ont été transférés sur un nouveau site ; le bâtiment est resté inoccupé pendant de longues années avant d’être inscrit au titre des monuments historiques le 22 novembre 2013. De plan carré et organisé autour d’une cage d’escalier, l’édifice se compose de trois modules en dégradé : un campanile‑horloge sur deux niveaux, un corps central avec un étage et une galerie ouverte vers le sud, et un dernier volume de plain‑pied. Les modules présentent de nombreux décrochements et sont coiffés de toits plats en encorbellement qui soulignent l’horizontalité des lignes, évoquant des visières. Sur l’une des façades, l’inscription « PORT » est encadrée par une horloge et une ancre, marquant son rôle fonctionnel et symbolique au sein du port.