Construction de la maison forte XIVe siècle (≈ 1450)
Édifiée par les sires de Bar, dépendante du château.
1920
Effondrement de la toiture
Effondrement de la toiture 1920 (≈ 1920)
Dernier étage partiellement rasé auparavant.
1926
Transformation en chapelle
Transformation en chapelle 1926 (≈ 1926)
Dédiée à Notre-Dame après modifications.
22 septembre 1937
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 22 septembre 1937 (≈ 1937)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de la Tour Pourçain : inscription par arrêté du 22 septembre 1937
Personnages clés
Sires de Bar - Seigneurs commanditaires
Propriétaires de la Motte-Bar, bâtisseurs de la tour.
Origine et histoire
La chapelle de la Tour Pourçain est à l’origine une maison forte construite au XIVe siècle, probablement sur les bases d’un édifice du XIIIe siècle. Appelée initialement Tour des Pousins, elle dépendait du château de la Motte-Bar, propriété des sires de Bar, et surveillait la route médiévale reliant Autun à Clermont, héritière d’une voie romaine. Son emplacement stratégique, sur une motte peut-être entourée d’eau, en faisait un point de contrôle entre deux confluents de ruisseaux vers les Gouttes Bar. L’édifice, à trois étages dotés de cheminées en grès, était surmonté d’une terrasse crénelée, partiellement rasée plus tard.
Transformée en chapelle en 1926 après l’effondrement de sa toiture en 1920, la Tour Pourçain conserve des traces de son passé défensif : rez-de-chaussée voûté avec four à pain, escalier de pierre, et ouvertures élargies aux XVe et XVIe siècles. Son inscription aux Monuments historiques en 1937 souligne son intérêt patrimonial. Depuis 1992, elle appartient à une association et témoigne de l’adaptation des fortifications médiévales en lieux de culte.
Architecturalement, la chapelle allie des éléments militaires (créneaux, position dominante) et domestiques (cheminées, croisée à meneaux). Son histoire reflète les mutations des paysages bourbonnais, où les maisons fortes, comme celle-ci, servaient à la fois de relais seigneuriaux et de protection pour les voyageurs. La conversion en chapelle au XXe siècle illustre une tendance régionale de réaffectation du patrimoine médiéval à des usages religieux ou communautaires.