Construction du casino 1922-1923 (≈ 1923)
Dirigée par Roger Barreau, style Art Déco.
1942
Rénovation décorative
Rénovation décorative 1942 (≈ 1942)
Remplacement par un style néo-provençal.
1993
Abandon du bâtiment
Abandon du bâtiment 1993 (≈ 1993)
Fin de son exploitation.
16 janvier 1995
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 16 janvier 1995 (≈ 1995)
Protection temporaire du casino.
décembre 2002
Permis de démolition
Permis de démolition décembre 2002 (≈ 2002)
Autorisation de destruction accordée.
avril-mai 2003
Démolition du casino
Démolition du casino avril-mai 2003 (≈ 2003)
Destruction définitive du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Roger Barreau - Architecte
Dirigea la construction en 1922-1923.
Botinelly - Sculpteur
Auteur du bas-relief provençal.
Courrèges - Architecte
Modifia le décor en 1942.
Origine et histoire
Le casino municipal d’Aix-en-Provence fut construit entre 1922 et 1923 dans le cadre d’un projet ambitieux visant à relancer le thermalisme local. Ce projet incluait un établissement thermal, un hôtel-palace, un parc et le casino lui-même. Dirigé par l’architecte parisien Roger Barreau pour la Société Immobilière, le bâtiment reposait sur une ossature en béton armé et était orné de décors en staff de style Art Déco, complétés par des pilastres en trompe-l'œil imitant le marbre. En 1942, l’architecte Courrèges modifia cette décoration pour adopter un style néo-provençal, encore visible jusqu’à sa démolition.
Un bas-relief signé du sculpteur Botinelly, représentant une frise de danseurs provençaux, ornait une cheminée du casino. L’édifice, propriété de la commune, fut abandonné en 1993, désaffecté en 2002, puis inscrit aux monuments historiques en 1995 avant d’être radié en 2003. Malgré cette protection temporaire, il fut démoli en avril-mai 2003 après l’obtention d’un permis de démolition en décembre 2002. Les éléments décoratifs furent préservés et déposés avant sa destruction.
Situé au 2 avenue Napoléon-Bonaparte, le casino illustrait l’architecture éclectique de l’entre-deux-guerres, mêlant modernité technique (béton armé) et références régionales. Son histoire reflète les enjeux urbains et touristiques d’Aix-en-Provence au XXe siècle, entre valorisation du patrimoine thermal et mutations architecturales. Sa disparition marque la fin d’une époque pour la ville, où le thermalisme et les loisirs élégants occupaient une place centrale.
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