Castellaras de Thorenc d'Andon dans les Alpes-Maritimes
Patrimoine classéOppidumSite castralChâteau fort
Castellaras de Thorenc d'Andon
Route du Castellaras
06750 Andon
Crédit photo : Dirk Van Esbroeck - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
06750 Andon, Route du Castellaras
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
…
1800
1900
2000
1200
Première mention écrite
Première mention écrite 1200 (≈ 1200)
Le document mentionne le 'castrum de Thorenc'.
1263
Vie pastorale signalée
Vie pastorale signalée 1263 (≈ 1263)
Un texte signale dix-huit feux sur le castrum.
1391
Destruction du hameau
Destruction du hameau 1391 (≈ 1391)
Le hameau a été ruiné lors des luttes entre les successeurs de la reine Jeanne.
XIVe siècle
Construction du château
Construction du château XIVe siècle (≈ 1450)
Les murs du château semblent remonter à cette période.
1837
Cadastre d'Andon
Cadastre d'Andon 1837 (≈ 1837)
Le cadastre décrit le lieu-dit Castellaras et ses 135 hectares.
1969
Inscription des sites pittoresques
Inscription des sites pittoresques 1969 (≈ 1969)
Le site a été inscrit à l'inventaire des sites pittoresques.
1991
Inscription des monuments historiques
Inscription des monuments historiques 1991 (≈ 1991)
Les ruines du château sont inscrites au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Emplacement et ruines, y compris les maçonneries enterrées et les vestiges archéologiques (cad. B 56) : inscription par arrêté du 28 mars 1991
Personnages clés
Reine Jeanne
Souveraine dont les successeurs ont causé la destruction du hameau en 1391.
Origine et histoire du Castellaras de Thorenc
Le Castellaras de Thorenc est un site archéologique qui conserve les vestiges d'un château fort médiéval à Andon, dans les Alpes-Maritimes (Provence-Alpes-Côte d'Azur). Le site a été inscrit à l'inventaire des sites pittoresques par arrêté du 28 mars 1969 et les ruines du château sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 28 mars 1991. Un sentier de randonnée permet d'accéder au Castellaras depuis la vallée du Loup ou depuis la station de Thorenc. Le sommet du piton offre un panorama sur le plateau de Calern, la vallée du Loup, les montagnes du Cheiron et de l'Audibergue, les Préalpes et les sommets du Mercantour. Sur le flanc sud-ouest, les ruines de l'ancien village sont dispersées dans des bois de chêne. Le site occupe un piton rocheux perché à 1 400 mètres d'altitude dont le sommet est une vaste plate-forme ceinturée d'à-pic et de barres rocheuses. Naturellement défendu, le plateau a été renforcé aux points faibles par une muraille aujourd'hui en ruine qui, par endroits, conserve plus de cinq mètres de hauteur. La surface occupée par les vestiges est d'environ 7 500 m² et comprend les ruines d'une grande bâtisse appelée « le Château », dont les murs semblent remonter au XIVe siècle, un bâtiment rectangulaire interprété comme écurie ou bergerie, une citerne et une chapelle romane du XIIe siècle. À la base des murs, le long de la pente et du chemin de viguerie, s'étendait un hameau de paysans. Le Castellaras occupe l'emplacement d'un ancien oppidum celto-ligure et se situe en bordure de la voie Ventiane, qui reliait Cemelenum (Cimiez) à Castellane en passant par Vintium (Vence), ainsi que d'un grand chemin reliant Grasse à Entrevaux, alors appelé viguerie. Le premier document connu date de 1200 et mentionne « le castrum de Thorenc » ; un texte de 1263 signale dix-huit feux sur le castrum, indiquant une vie locale essentiellement pastorale. De nombreuses grottes barrées, situées dans une falaise au sud-ouest, ont pu servir de bergeries ou d'habitations. Le hameau a été ruiné en 1391 au cours des luttes entre les successeurs de la reine Jeanne, et le relief escarpé a favorisé l'exode vers la vallée de la Lane, dans les Haut et Bas Thorenc. Le cadastre de la commune d'Andon daté du 2 janvier 1837 décrit le lieu-dit Castellaras et ses 135 hectares répartis en 92 hectares de bois, 2 hectares de terres cultivées, 35 hectares de pâture et 6 hectares de ruines, dont une église, un ancien château et une chapelle. La direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement de Provence-Alpes-Côte d'Azur signale en 2016 l'absence d'entretien, l'envahissement par la végétation et les dégradations du temps, mettant en péril la stabilité des structures encore debout, notamment la chapelle, le système défensif bastionné d'entrée et les restes du « donjon ».