Frise chronologique
1200
Première mention écrite
Première mention écrite
1200 (≈ 1200)
Document citant le *castrum de Thorenc*.
1263
Recensement des feux
Recensement des feux
1263 (≈ 1263)
18 foyers recensés sur le site.
1391
Destruction du hameau
Destruction du hameau
1391 (≈ 1391)
Ruiné lors des luttes successorales.
28 mars 1969
Inscription site pittoresque
Inscription site pittoresque
28 mars 1969 (≈ 1969)
Protection du paysage et des vestiges.
28 mars 1991
Inscription monuments historiques
Inscription monuments historiques
28 mars 1991 (≈ 1991)
Protection des ruines et vestiges archéologiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Emplacement et ruines, y compris les maçonneries enterrées et les vestiges archéologiques (cad. B 56) : inscription par arrêté du 28 mars 1991
Personnages clés
| Reine Jeanne - Souveraine de Provence |
Conflits entre ses successeurs en 1391. |
Origine et histoire
Le Castellaras de Thorenc est un site archéologique médiéval situé à Andon, dans les Alpes-Maritimes. Ce piton rocheux de 1400 m d'altitude, naturellement protégé par des falaises, abritait un château fort dont les murailles du XIVe siècle ceignent une plate-forme de 7 500 m2. Le site comprend aussi une chapelle romane du XIIe siècle, une citerne, et les traces d’un ancien village pastoral dispersé dans les bois de chêne. Un oppidum celto-ligure occupait précédemment ce lieu stratégique, à proximité de la voie Ventiane reliant Cimiez à Castellane.
Le premier document mentionnant le castrum de Thorenc date de 1200, et un texte de 1263 y recense 18 feux (foyers), révélant une vie locale centrée sur le pastoralisme. Les grottes environnantes servaient de bergeries ou d’habitations. Le hameau fut ruiné en 1391 lors des conflits entre les successeurs de la Reine Jeanne, entraînant son abandon au profit de la vallée voisine de la Lane. Le cadastre de 1837 y décrivait encore 135 hectares, dont 6 ha de ruines (église, château, chapelle).
Le site, inscrit à l’inventaire des sites pittoresques en 1969 et aux monuments historiques en 1991, souffre aujourd’hui d’un manque d’entretien. La végétation et l’érosion menacent les structures restantes, comme la chapelle ou le système défensif bastionné. Malgré cela, le Castellaras offre un panorama exceptionnel sur les Préalpes, le Mercantour, et la vallée du Loup, accessible par des sentiers de randonnée depuis Thorenc ou la vallée.
Le Castellaras illustre l’adaptation des communautés médiévales à un relief escarpé, combinant défense naturelle et aménagements humains. Son déclin au XIVe siècle reflète les bouleversements politiques de la région, tandis que ses vestiges archéologiques témoignent de son rôle dans les échanges entre la côte et l’arrière-pays provençal via les voies antiques.