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Château d'Arricau à Arricau-Bordes dans les Pyrénées-Atlantiques

Pyrénées-Atlantiques

Château d'Arricau

    1096 Côte du Château
    64350 Arricau-Bordes

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1385
Première mention d'une maison
vers 1570
Reconstruction par Jean d'Arricou
1572
Date gravée sur le pigeonnier
1585
Date sur la tour d'escalier
1674
Mention de la chapelle Saint-Martin
1781
Fin de la possession par les d'Arricau
1988
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et les toitures du château et du pigeonnier (cad. B 210, 211) : inscription par arrêté du 1er février 1988

Personnages clés

Jean d'Arricou - Secrétaire du roi de Navarre Reconstruit le château vers 1570.
Jean d'Arricau (abbé de Monpezat) - Membre de la famille seigneuriale Probable commanditaire des transformations fin XVIe.
Famille d'Abbadie - Propriétaires par mariage (XVIIIe) Succession après les d'Arricau.
Montesquiou d'Artagnan - Propriétaires au XVIIIe siècle Héritiers par succession.
Famille de Pratviel - Propriétaires postérieurs Travaux importants au XIXe siècle.

Origine et histoire

Le château d'Arricau, situé à Arricau-Bordes dans les Pyrénées-Atlantiques, trouve ses origines au XIVe siècle, avec une mention d’une maison fortifiée en 1385. La famille d’Arricau, attestée dès 1150, domine les lieux jusqu’au XVIIIe siècle. Le château actuel est principalement reconstruit vers 1570 par Jean d’Arricou, secrétaire du roi de Navarre et converti au protestantisme, qui profite des confiscations de biens ecclésiastiques pour moderniser la demeure. La structure s’organise autour d’une motte étayée, avec une basse-cour abritant les vestiges d’une chapelle Saint-Martin, et un corps de logis flanqué d’une tour hexagonale.

La transformation majeure intervient à la fin du XVIe siècle, comme en témoignent les dates gravées (1572 sur le pigeonnier, 1585 sur la tour d’escalier). Le château, agrandi aux XVIIe et XIXe siècles, passe par alliances successives aux familles d’Abbadie, Montesquiou d’Artagnan, puis de Pratviel, qui y réalisent d’importants travaux. À l’intérieur, des boiseries du XVIIIe siècle et des cheminées ornent les pièces, tandis qu’un pigeonnier circulaire et une tour carrée (probablement XIXe) complètent l’ensemble. La chapelle Saint-Martin, mentionnée en 1674 avec son cimetière, illustre l’ancrage religieux du site.

Classé Monument Historique en 1988 pour ses façades et toitures, le château incarne l’évolution architecturale et sociale du Béarn, entre pouvoir seigneurial, réformes religieuses et adaptations modernes. Son plan médiéval, marqué par une cour des gardes et des dépendances, reflète à la fois une fonction défensive et résidentielle, typique des demeures nobles de la région à la Renaissance.

Liens externes