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Château de Fosseuse dans l'Oise

Oise

Château de Fosseuse


    Fosseuse

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1483
Acquisition par Rolland de Montmorency
1577
Vente de la seigneurie de Fosseux
1684
Vente après la mort de François de Montmorency
1709
Achat par Philippe Thomé
1807
Acquisition par Florian de Kergorlay
1992
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Rolland de Montmorency-Fosseux - Seigneur et acquéreur (XVe siècle) Rebaptisa Baillet en *Fosseuse* après 1483.
Louise d’Orgemont - Dame de Baillet, épouse de Rolland Héritière du domaine initial.
Philippe Thomé - Conseiller au Parlement (1690-1752) Créa le marquisat de Fosseuse-Bornel.
Florian de Kergorlay - Comte, député et pair de France Propriétaire pendant un siècle à partir de 1807.
Jacques Louis Le Boulanger - Maître des requêtes (XVIIIe siècle) Seigneur avant la Révolution.

Origine et histoire

Le château de Fosseuse, situé dans l’Oise, tire son nom de Rolland de Montmorency-Fosseux, qui acquit en 1483 la seigneurie alors nommée Baillet-sur-Esches. Ce dernier, marié à Louise d’Orgemont, héritière des lieux, rebaptisa le domaine en référence à sa baronnie de Fosseux en Artois. La famille d’Orgemont, originaire de Lagny, comptait parmi ses ancêtres le chancelier Pierre d’Orgemont, tandis que les Montmorency, descendants de Jean II (1404-1477), conservèrent le domaine jusqu’à sa vente en 1577, marquant l’abandon définitif du nom Baillet au profit de Fosseuse.

Au XVIIe siècle, après la mort de François de Montmorency-Fosseux en 1684, le château passa à Louise de Prie, veuve du maréchal de La Mothe-Houdancourt. En 1709, le domaine fut vendu à Philippe Thomé, conseiller au Parlement de Paris, qui obtint son érection en marquisat incluant Bornel. La seigneurie changea encore de mains en 1789, appartenant alors à Jacques Louis Le Boulanger, maître des requêtes, avant d’être acquise en 1807 par le comte Florian de Kergorlay, député et pair de France, dont la famille le conserva plus d’un siècle.

Architecturalement, le château allie brique et pierre, avec deux niveaux sur sous-sol élevé, surmontés d’un comble en ardoise. Flanqué d’une tour et d’un pavillon carré, il s’insère dans un parc paysager à l’anglaise, bordé d’une pièce d’eau. Inscrit aux monuments historiques depuis 1992, il est aujourd’hui un gîte d’hôtes après des restaurations successives.

Les Montmorency, famille éminente liée à des duchés comme Montmorency-Piney-Luxembourg, marquèrent durablement l’histoire du lieu. Leur héritage se mêle à celui des Thomé, des Le Boulanger et des Kergorlay, reflétant les mutations sociales et politiques de l’Ancien Régime à la Troisième République. La transmission du domaine, via alliances et ventes, illustre les stratégies patrimoniales des élites françaises sur cinq siècles.

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