Construction du château Renaissance 1520 (≈ 1520)
Marie Gaudin et Philibert Babou édifient un nouveau château.
1598
Visite d'Henri IV et Gabrielle d'Estrées
Visite d'Henri IV et Gabrielle d'Estrées 1598 (≈ 1598)
Réception des souverains au château.
1768
Démolition partielle par Choiseul
Démolition partielle par Choiseul 1768 (≈ 1768)
Pierres réutilisées pour Chanteloup.
1794
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1794 (≈ 1794)
Achat par Armand-Joseph Dubernad.
1857
Reconstruction néo-Renaissance
Reconstruction néo-Renaissance 1857 (≈ 1857)
Travaux menés par le baron Angellier.
1947
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1947 (≈ 1947)
Protection des communs, douves et chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les communs, les douves, l'ancienne chapelle, le parc avec la porte du XVIe siècle : inscription par arrêté du 6 mars 1947
Personnages clés
Marie Gaudin - Courtisane et propriétaire
Maîtresse de François Ier, commanditaire du château.
Philibert Babou - Surintendant des finances
Époux de Marie Gaudin, co-constructeur.
Gabrielle d'Estrées - Favorite d'Henri IV
Née au château, figure historique majeure.
Duc de Choiseul - Ministre de Louis XV
Ordonne la démolition partielle en 1768.
Baron Joseph Jérôme Hilaire Angellier - Préfet et reconstructeur
Rebâtit le château au XIXe siècle.
Louis Albert de Broglie - Propriétaire contemporain
Crée le conservatoire de la tomate.
Origine et histoire
Le château de La Bourdaisière, situé à Montlouis-sur-Loire en Indre-et-Loire, trouve ses origines au XIVe siècle avec une forteresse appartenant au maréchal Jean Ier Le Meingre, dit Boucicaut, puis à ses descendants. Au début du XVIe siècle, le domaine passe entre les mains de Marie Gaudin, favorite de François Ier, et de son époux Philibert Babou, surintendant des finances. En 1520, ils entreprennent la construction d’un nouveau château Renaissance, ne conservant qu’une tour médiévale. Ce lieu devient célèbre pour avoir vu naître Gabrielle d’Estrées, favorite d’Henri IV, et ses sœurs, valant au château le surnom de « clapier à putains » en raison de leur réputation de courtisanes.
Au XVIIe siècle, le château change plusieurs fois de mains, passant notamment aux familles Gouffier de Bonnivet, Rohan, et Albert de Luynes. En 1768, le duc de Choiseul, rival du duc d’Aiguillon, fait démolir une grande partie du château pour priver ce dernier de la vue depuis son propre domaine. Les pierres sont réutilisées pour construire le château de Chanteloup. Sous la Révolution, le domaine, alors propriété du duc de Penthièvre, est saisi comme bien national et vendu en 1794 à Armand-Joseph Dubernad, qui entame sa reconstruction.
Au XIXe siècle, le baron Joseph Jérôme Hilaire Angellier achève la reconstruction dans un style néo-Renaissance, préservant certains éléments du XVIe siècle comme les communs et la chapelle. Le château, inscrit aux monuments historiques en 1947 pour ses communs, douves, chapelle et porte Renaissance, est acquis en 1991 par les princes de Broglie. Ces derniers y développent un laboratoire de biodiversité, incluant un conservatoire de 800 variétés de tomates, un jardin de dahlias (Dahliacolor), et une micro-ferme agroécologique. Le parc de 55 hectares, conçu avec l’intervention des paysagistes Edouard et René-Edouard André, abrite aussi des essences remarquables comme des cèdres et des séquoias.
Le château a également servi de décor cinématographique, notamment pour La Princesse de Clèves en 1961. Après des périodes d’abandon et d’occupation militaire pendant la Seconde Guerre mondiale, il est aujourd’hui un lieu dédié à la préservation du patrimoine végétal et à l’innovation agricole, tout en restant un témoignage architectural des époques Renaissance et néo-Renaissance.
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Le parc du château de la Bourdaisière est un parc clos de 55 hectares, où l'on retrouve notamment le Potager Conservatoire de la Tomate, le Dahliacolor, le Capitulaire de Charlemagne et le jardin de Liliana Motta.
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