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Château de Maisonseule en Ardèche

Ardèche

Château de Maisonseule

    Combe Vieille
    07200 Saint-Basile

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction du donjon
1550
Mariage de Phélise d’Asseyne
1614
Gaspard chevalier de Malte
XVIe siècle
Transformation en résidence
1793
Vente comme bien national
1820
Fondation des Basiliens
1983
Inscription monument historique
2013
Incendie du donjon
2022
Vente à Aymar Hénin
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Phélise d’Asseyne - Héritière et dame de Maisonseule Épouse Guillaume de La Gruterie en 1550.
Guillaume de La Gruterie - Seigneur de Maisonseule Transforme le château en résidence.
Gaspard de Maisonseule - Chevalier de Malte Fils d’Alexandre, seigneur en 1614.
Paule de Maisonseule - Noble impliquée politiquement À l’origine de la guerre des amoureux.
Abbé Fustier - Fondateur des Basiliens Crée un établissement en 1820.
Yves Lecoq - Propriétaire et humoriste Acquiert le château en 1992.
Aymar Hénin - Actuel propriétaire Projet d’hôtel de luxe depuis 2022.

Origine et histoire

Le château de Maisonseule, situé à Saint-Basile en Ardèche, trouve ses origines au XIIIe siècle avec la construction de son donjon, dit « de Saint Louis ». Ce château fort, dominant la vallée du Doux, servit de garnison jusqu’au XVIe siècle, période où il fut transformé en résidence par les seigneurs locaux. Ses façades et sa toiture sont protégées au titre des monuments historiques depuis le 21 mars 1983.

Les premiers seigneurs attestés sont les Sahune (ou Assahune). Au XVIe siècle, Phélise d’Asseyne, héritière de Balthazard de Sahune, épouse Guillaume de La Gruterie, marquant le début d’une lignée influente. Leur descendant Gaspard de Maisonseule, chevalier de Malte en 1614, et leur fille Paule, impliquée dans la « guerre des amoureux », illustrent l’importance familiale. Le château passa ensuite aux Chevrier, puis au marquis de Grollier, guillotiné en 1793, avant d’être vendu comme bien national.

Au XIXe siècle, l’abbé Fustier y fonde un établissement d’enseignement en 1820, donnant naissance à la congrégation des Basiliens, dont le bicentenaire fut célébré en 2022. Après avoir servi de colonie de vacances, le château, acquis par l’humoriste Yves Lecoq en 1992, subit un incendie en 2013 qui ravagea le donjon. Restauré selon les règles de l’art, il fut revendu en 2022 à Aymar Hénin, qui projette d’y créer un hôtel de luxe.

L’architecture du château, remaniée aux XVIIe et XVIIIe siècles, mêle un donjon rectangulaire du XIIIe siècle, des douves sèches, et des éléments défensifs comme des échauguettes et une tour des Oubliettes. Les transformations successives, notamment l’ouverture de fenêtres à meneaux et la décoration intérieure (blasons, poutres peintes), reflètent son évolution de forteresse à résidence seigneuriale. La restauration récente a permis de reconstituer les quatre échauguettes d’origine.

Le site, entouré de murailles depuis le XVe siècle, conserve des traces de son passé militaire et religieux. La cuisine médiévale, l’oratoire du XVIe siècle, et les salons ornés de blasons témoignent de son histoire mouvementée. Classé monument historique, il incarne aujourd’hui un patrimoine à la fois défensif, résidentiel et spirituel, marqué par des siècles de transformations et d’adaptations.

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