Construction du château vers 1730 (≈ 1730)
Pour la famille de Ligneris, date gravée.
1804-1822
Édification des châtelets
Édification des châtelets 1804-1822 (≈ 1813)
Absents en 1804, présents en 1822.
vers 1850
Désaffectation du moulin
Désaffectation du moulin vers 1850 (≈ 1850)
Réseau hydraulique modifié ensuite.
1907
Vente par les descendants
Vente par les descendants 1907 (≈ 1907)
Fin de la propriété familiale.
31 décembre 2001
Inscription monument historique
Inscription monument historique 31 décembre 2001 (≈ 2001)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures des deux châtelets ; les façades et toitures du corps de logis, à l'exception des deux adjonctions latérales de la cuisine et de la chaufferie (cad. B 56) : inscription par arrêté du 31 décembre 2001
Personnages clés
Famille de Ligneris - Propriétaire et commanditaire
Fait construire le château vers 1730.
Marcel Proust - Écrivain
Évoque Méréglise sous le nom Méséglise.
Origine et histoire
Le château de Méréglise, situé dans le département d’Eure-et-Loir à 29 km au sud-ouest de Chartres, a été construit vers 1730 pour la famille de Ligneris, comme en témoigne une brique gravée de cette date. Il remplace un château antérieur dont il ne reste aucune trace. Son architecture inclut deux châtelets en brique, probablement édifiés entre 1804 et 1822, inspirés d’un modèle préexistant. Ces éléments défensifs, bien que postérieurs à la construction principale, renforcent le caractère historique du site, organisé autour d’une plate-forme maçonnée entourée de douves et d’un réseau hydraulique alimenté par la Thironne.
Le domaine, inscrit aux monuments historiques depuis 2001 pour ses façades, toitures et châtelets, a connu plusieurs transformations au XIXe siècle. Vendue en 1907 par les descendants de la famille de Ligneris, la propriété a été lotie, modifiant l’accès originel et séparant la basse-cour du corps de logis. Les plans napoléoniens de 1804 et 1822 révèlent une organisation symétrique, avec des jardins d’agrément, un moulin désaffecté vers 1850, et des terrasses aujourd’hui partiellement disparues. Les châtelets, bien que similaires visuellement, pourraient dater d’époques distinctes, comme le suggère leur absence sur le plan de 1804.
Le bourg de Méréglise est évoqué dans À la recherche du temps perdu de Marcel Proust sous le nom de Méséglise, bien que le château lui-même n’y soit jamais décrit. Ce lien littéraire, combiné à l’architecture préservée, confère au site une double dimension patrimoniale et culturelle. Les vestiges du système hydraulique, les douves et les châtelets témoignent d’une ingénierie ancienne, tandis que les modifications ultérieures (clôtures, allées) reflètent les adaptations successives du domaine aux usages résidentiels modernes.
Aujourd’hui, le château et ses dépendances, bien que divisés entre plusieurs propriétaires, conservent une structure proche de celle du XIXe siècle. La restauration envisagée pourrait éclairer les particularités des châtelets, dont les intérieurs ont été profondément remaniés. L’inscription aux monuments historiques protège les éléments les plus emblématiques, comme les façades en brique et les toitures d’ardoise, garantissant la pérennité de ce témoignage architectural des XVIIIe et XIXe siècles.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis