Construction du premier donjon XIIe siècle (≈ 1250)
Donjon détruit pendant la guerre de Cent Ans.
1762
Reconstruction de l'aile sud
Reconstruction de l'aile sud 1762 (≈ 1762)
Après un incendie majeur.
11 janvier 1991
Première protection MH
Première protection MH 11 janvier 1991 (≈ 1991)
Façades, toitures, escalier et cheminée inscrits.
2017
Effondrement partiel de la digue
Effondrement partiel de la digue 2017 (≈ 2017)
Radier gallo-romain endommagé.
2018
Sélection mission Bern
Sélection mission Bern 2018 (≈ 2018)
21 000 € alloués pour la digue.
18 décembre 2025
Nouvel arrêté de protection
Nouvel arrêté de protection 18 décembre 2025 (≈ 2025)
Extension à l’ensemble du domaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Sol et sous-sol des parcelles ; façades et toitures du château ; escalier d'entrée dans la tour d'angle Sud ; cheminée XVIIe siècle dans la salle à manger (cad. AH 125, 127, 129) : inscription par arrêté du 11 janvier 1991
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources
Les textes ne mentionnent aucun acteur historique spécifique.
Origine et histoire
Le château de Saint-Germain-du-Salembre est un édifice historique implanté dans le département de la Dordogne, en Nouvelle-Aquitaine. Bâti sur les vestiges d’une villa gallo-romaine, il occupait un emplacement stratégique dans la vallée du Salembre, contrôlant l’intersection de cinq routes majeures vers Chantérac, Neuvic, Saint-Aquilin, Saint-Astier et Saint-Vincent-de-Connezac. À l’origine château fort, il a subi des destructions lors de la guerre de Cent Ans et des guerres de Religion, perdant notamment la partie supérieure de son donjon du XIIe siècle.
Le monument actuel se compose de deux logis des XVe et XVIIe siècles, disposés en équerre autour d’une tour centrale. L’aile nord, la plus ancienne, abrite une cheminée du XVIIe siècle et des lambris du début du XXe siècle, tandis que l’aile sud, reconstruite en 1762 après un incendie, présente une galerie en bois ajoutée au XIXe siècle. Les douves, partiellement conservées à l’ouest et au sud, reposent sur un radier gallo-romain, dont une section s’est effondrée en 2017. Ce réseau hydraulique a bénéficié d’une restauration partielle grâce à la mission Bern en 2018, avec 21 000 euros alloués par le Loto du patrimoine sur un budget total de 140 000 euros.
Protégé au titre des monuments historiques depuis 1991 pour ses façades, toitures, escalier et cheminée, le château a vu sa protection étendue en 2025 à l’ensemble du domaine, incluant le parc, les douves et leur système hydraulique. Propriété privée, il illustre l’évolution architecturale d’un site défensif médiéval en résidence seigneuriale, marquée par des reconstructions successives et des adaptations aux besoins résidentiels des XVIIIe et XIXe siècles.
La digue médiévale, classée parmi les sites prioritaires de la mission Bern, témoigne de l’importance historique du contrôle de l’eau dans les châteaux forts de la région. Son effondrement partiel en 2017 a révélé la vulnérabilité de ces ouvrages anciens, soulignant l’urgence de leur préservation. Le château, bien que non ouvert au public, reste un exemple remarquable du patrimoine castral dordognot, mêlant héritages gallo-romain, médiéval et moderne.
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