Reconstruction du domaine 1850 (≈ 1850)
Baron de Maynard de Ségoufielle rebâtit le château.
vers 1942
Enrichissement du parc
Enrichissement du parc vers 1942 (≈ 1942)
Ajout de cheminements poétiques et sculptures.
21 septembre 1992
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 21 septembre 1992 (≈ 1992)
Protection des façades, toitures et parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château ; parc avec ses fabriques et sa statuaire (cad. C 388 à 390, 394, 408, 718, 719) : inscription par arrêté du 21 septembre 1992
Personnages clés
Baron de Maynard de Ségoufielle - Propriétaire et reconstructeur
Initiateur du château et du jardin classique.
Origine et histoire
Le château de Beillard, situé à Merville en Haute-Garonne, trouve son origine dans une reconstruction majeure entreprise en 1850 par le baron de Maynard de Ségoufielle. De l’ancienne demeure, seul subsistait alors un pigeonnier datant du XVIIe siècle. S’inspirant du modèle architectural de Saint-Elix, le baron conçut un jardin à la française, structuré par un axe longitudinal traversant la maison de maître, créant une double perspective. Les abords de la demeure furent aménagés en hémicycle, tandis que des statues ornaient les espaces verts, reflétant l’esthétique classique prisée à l’époque.
Au début du XXe siècle, vers 1942, le domaine évolua avec l’ajout de cheminements qualifiés de « poétiques » et de nouvelles sculptures, enrichissant son caractère artistique. Ces modifications témoignent d’une volonté de marier tradition classique et sensibilité plus contemporaine. Le château, avec ses façades, toitures, son parc, ses fabriques et sa statuaire, fut finalement protégé par une inscription aux Monuments Historiques le 21 septembre 1992, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
Le domaine illustre l’héritage des grandes propriétés rurales du XIXe siècle en Occitanie, où l’aristocratie locale, comme le baron de Maynard de Ségoufielle, joua un rôle clé dans la transformation des paysages et de l’architecture. Le pigeonnier du XVIIe siècle, vestige de l’ancienne demeure, rappelle les origines plus anciennes du site, tandis que les aménagements ultérieurs soulignent une recherche esthétique et fonctionnelle propre aux élites de l’époque.