Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Château de Durtal en Saône-et-Loire

Saône-et-Loire

Château de Durtal

    2420 Durtal
    71470 Montpont-en-Bresse

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIVe siècle
Construction initiale
XVIe siècle
Ajout du logis
1673
Acquisition par Alexandre de Périeux
1755
Transmission aux du Crozet
1825
Démolition partielle
2010
Début des rénovations
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Alexandre de Périeux du Crozet - Propriétaire en 1673 Acquiert le fief et château.
François-Florimond du Crozet - Héritier en 1755 Petit-fils d'Alexandre, co-propriétaire.
Mme de Lassale - Propriétaire pendant la Révolution Conserve le château pendant l’émigration.
Marie-Françoise du Crozet - Héritière en 1830 Épouse de Chamouroux, dernière propriétaire noble.

Origine et histoire

Le château de Durtal, édifié au XIVe siècle à Montpont-en-Bresse (Saône-et-Loire), était une forteresse imposante dotée de tours carrées, d’une double enceinte avec fossés marécageux et d’un pont-levis. Aujourd’hui, il n’en subsiste qu’une tour d’angle en brique du XIVe siècle, flanquant un logis rectangulaire du XVIe siècle, ainsi que des vestiges des douves. Les communs, en pan de bois et brique, entourent une cour centrale. Un texte de 1584 décrit ses défenses comme « hors d’escalades », soulignant son rôle défensif marqué par des fossés profonds et un accès unique via le pont-levis.

L’histoire du château est marquée par des changements de propriétaires à partir du XVIIe siècle. En 1673, il appartient à Alexandre de Périeux du Crozet, puis passe en 1755 à son petit-fils, François-Florimond du Crozet, et à sa sœur, Mme de Lassale. Cette dernière parvient à le conserver pendant la Révolution, malgré l’émigration de son neveu, avant de le lui léguer. Au XIXe siècle, le château, menacé de ruine, est partiellement rasé en 1825 par son héritier. Après 1830, il est transmis à Marie-Françoise du Crozet, épouse de Chamouroux, puis vendu en 1864 pour devenir une ferme. Depuis 2010, des travaux de rénovation sont en cours.

Architecturalement, le château illustre l’évolution des styles entre le Moyen Âge et la Renaissance, avec des éléments défensifs médiévaux (mâchicoulis, douves) et des ajouts Renaissance (logis rectangulaire). Bien que propriété privée et non ouvert au public, il reste un témoignage de l’histoire seigneuriale de la Bresse bourguignonne, documenté dans des sources locales comme la revue Images de Saône-et-Loire (1978) ou les travaux de Martinet (1910).

Liens externes