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Château de Mortefontaine dans l'Oise

Oise

Château de Mortefontaine


    Mortefontaine

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1600-1630
Construction du château
1654
Érection en marquisat
1770
Aménagement du parc
1800
Traité de Mortefontaine
1798-1814
Résidence de Joseph Bonaparte
2004
Protection du château
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Philippe Hotman - Seigneur de Plailly-Montmélian Commanditaire du château (1600-1630).
Louis III Le Peletier - Dernier marquis avant 1790 Aménagea le parc à l’anglaise.
Joseph Bonaparte - Propriétaire (1798-1814) Frère de Napoléon, hôte diplomatique.
Jacques Cellerier - Architecte Dirigea les travaux sous Joseph Bonaparte.
Sophie Corbin - Propriétaire (fin XIXe) Vendit le Grand parc en 1894.
Agénor de Gramont - Duc et acquéreur Acheta le Grand parc en 1894.

Origine et histoire

Le château de Mortefontaine est un édifice du XVIIe siècle (1600-1630) construit pour Philippe Hotman, seigneur de Plailly-Montmélian, dans le département de l’Oise. Il devient le centre du marquisat de Plailly-Montmélian en 1654, bien que son administration reste basée à Plailly. Le château est surtout célèbre pour avoir été la résidence de campagne de Joseph Bonaparte entre 1798 et 1814, période durant laquelle il accueille des événements diplomatiques majeurs, comme la signature du traité de Mortefontaine (1800) mettant fin à la quasi-guerre franco-américaine.

À l’origine, le domaine appartient à des seigneurs médiévaux comme l’abbaye de Saint-Denis et les Bouteiller de Senlis. Au XVIe siècle, François Hotman unifie une grande partie des terres, et son fils Philippe y construit le château. Le marquisat passe ensuite aux mains de la famille Le Peletier, qui l’agrandit et aménage un parc à l’anglaise dans les années 1770. Louis III Le Peletier, dernier propriétaire avant la Révolution, embellit le domaine avec des fabriques et un théâtre, avant de l’abandonner en 1790.

Sous Joseph Bonaparte, le château connaît son apogée : il accueille les négociations de paix d’Amiens (1802) et les mariages de Caroline Bonaparte et Camille Borghèse. Le domaine est alors transformé avec des jardins pittoresques et des constructions éclectiques. Après la chute de Napoléon, le château change plusieurs fois de mains, devenant une école dans les années 1950 puis un hôtel de luxe dans les années 1980, avant de redevenir une résidence privée. Aujourd’hui, il ne reste que peu de traces de son parc d’origine.

Le château est partiellement protégé depuis 2004 (inscription aux monuments historiques), tandis que l’ancien Petit parc, classé en 1947, a perdu la plupart de ses fabriques. Le site abrite désormais une institution scolaire catholique, l’Institut Saint-Dominique, installé dans d’anciennes dépendances. Malgré son histoire riche, le château a subi des divisions et des transformations qui ont altéré son aspect d’origine.

Architecturalement, le château se compose d’un corps de logis central flanqué de deux pavillons, avec une grande aile latérale et une basse-cour incluant écuries, orangerie et théâtre. Le parc, décrit en 1790 comme un ensemble de bosquets, allées et jardins potagers, s’étendait sur plus de 50 arpents. Aujourd’hui, seule une statue, le Gladiateur, subsiste devant l’entrée, témoin de sa splendeur passée.

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