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Château de Coarraze dans les Pyrénées-Atlantiques

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de style Classique
Pyrénées-Atlantiques

Château de Coarraze

    Le Bourg
    64800 Coarraze
Propriété privée
Château de Coarraze
Château de Coarraze
Château de Coarraze
Château de Coarraze
Château de Coarraze
Château de Coarraze
Château de Coarraze
Château de Coarraze
Château de Coarraze
Château de Coarraze
Château de Coarraze
Crédit photo : Florent Pécassou - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Première mention de la seigneurie
1508
Destruction par Jean d’Albret
1515
Reconstruction du château
1569
Passage de Montgomery
XVIe siècle (1ère moitié)
Enfance d’Henri IV
1684
Incendie accidentel
vers 1755
Reconstruction finale
2011
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

En totalité, parties bâties et non bâties, le château avec ses dépendances et la partie organisée du domaine clos de murs avec son portail et ses jardins (cad. D 1 à 3, 5, 7 à 21, 24, 27 à 37, 575, 610) : inscription par arrêté du 24 juin 2011

Personnages clés

Gaston de Foix - Comte de Carmaing Propriétaire rebelle causant la destruction de 1508.
Jean d’Albret - Vicomte de Béarn Ordre la destruction du château en 1508.
Raymond de Coarraze - Seigneur et reconstructeur Rebâtit le château en 1515 après confiscation.
Suzanne de Bourbon-Busset - Gouvernante d’Henri IV Baronne de Coarraze, éduque le futur roi.
Henri IV - Roi de France Passa son enfance au château de Coarraze.
Comte de Montgomery - Chef militaire protestant Traverse Coarraze en 1569 pendant les guerres.

Origine et histoire

Le château de Coarraze, situé dans les Pyrénées-Atlantiques, trouve ses origines au XIIe siècle avec la mention de sa seigneurie. À la fin du XVe siècle, il devient la propriété de Gaston de Foix, comte de Carmaing, dont les exactions provoquent sa destruction en 1508 par Jean d’Albret, vicomte de Béarn. Ce dernier rase le château après une révolte, marquant un tournant dans son histoire tumultueuse. Le domaine est ensuite reconstruit en 1515 par Raymond de Coarraze, cousin de Gaston, après être passé entre ses mains.

Au XVIe siècle, le château accueille Henri de Navarre (futur Henri IV), élevé par sa gouvernante Suzanne de Bourbon-Busset, baronne de Coarraze et de Miossens. Ce lieu devient ainsi un symbole de son enfance béarnaise. En 1569, pendant les guerres de Religion, le comte de Montgomery traverse Coarraze avec son armée, brûlant les églises locales lors de sa campagne pour libérer Bernard d’Arros. Un incendie accidentel ravage à nouveau le château en 1684, nécessitant une reconstruction majeure vers 1755, lui donnant son apparence actuelle.

L’architecture du château mêle des éléments médiévaux, comme le donjon pentagonal du XIVe siècle, à des ajouts Renaissance et classiques. Le parc, organisé en terrasses, inclut des écuries voûtées et des communs, tandis qu’à l’intérieur, un salon orné de papier peint chinois du XVIIIe siècle témoigne du raffinement de l’époque. Le domaine, classé Monument Historique en 2011, conserve aussi la devise ‘Lo que ha de ser no puede faltar’ (‘Ce qui doit arriver ne peut manquer’), gravée sur son portail, reflétant son héritage culturel et politique.

Au XVIIIe siècle, le château est reconstruit après l’incendie de 1684, adoptant un style plus sobre avec un avant-corps central et une corniche marquante. Les sous-sols voûtés, visibles côté nord, supportent trois niveaux, tandis qu’un escalier monumental dessert les étages. Le parc, structuré en terrasses successives, intègre des dépendances comme les écuries et les communs, organisés autour d’un portail d’entrée. Ce cadre aristocratique contraste avec les troubles passés, illustrant la résilience de la noblesse béarnaise.

Le château est aussi lié à des traditions locales, comme la course de l’âne au XVIIIe siècle, une coutume humiliante infligée à Raymond Blasy pour sa soumission conjugale, reflétant les mœurs sociales de l’époque. Au XIXe siècle, Coarraze se tourne vers l’industrie du meuble, grâce à ses ressources forestières, avant de voir ce secteur décliner au XXe siècle. Aujourd’hui, le lycée professionnel Gabriel-Haure-Placé perpétue cet héritage artisanal, tandis que le château, ouvert à la visite, reste un témoignage majeur du patrimoine béarnais.

Liens externes