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Castrum d'Orgueil dans le Lot

Castrum d'Orgueil

    Orgueil et Ozeran
    46700 Mauroux

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1900
2000
1114
Première mention seigneuriale
1245
Citation du castrum
1270-1271
Charte des coutumes
1292
Installation d’un bayle royal
1380-1389
Occupation par compagnies anglaises
1390
Abandon du castrum
1993
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Gausbert-Borrelh d’Orgueil - Seigneur et donateur Première mention en 1114.
Philippe IV le Bel - Roi de France Installe un bayle royal en 1292.
Guillaume de Clarens - Chef de compagnie anglaise Occupe Orgueil en 1380.
Jean Lescop - Chef de compagnie anglaise Maintient Orgueil en 1387.
Comte d’Armagnac - Acheteur du castrum Rachat en 1389 pour 11 000 francs.

Origine et histoire

Le castrum d'Orgueil, aujourd’hui en ruines, était un ensemble fortifié médiéval situé à Mauroux, dans le département du Lot. Ses premiers seigneurs attestés apparaissent en 1114, lors d’une donation à l’abbaye de Moissac par Gausbert-Borrelh d’Orgueil. La famille d’Orgueil, peut-être liée aux seigneurs de Luzech, domine le site, partagé entre six co-seigneurs sous la suzeraineté du comte de Toulouse. Le castrum, associé à un port sur le Lot et à un barrage (le Fossat), joue un rôle clé dans les échanges fluviaux et les conflits locaux.

Vers 1270-1271, les co-seigneurs octroient une charte des coutumes au castrum, affirmant leur autorité baronniale. Après la mort d’Alphonse de Poitiers (1271), le roi Philippe IV le Bel hérite des droits comtaux et installe un bayle royal à Orgueil en 1292 pour limiter le pouvoir local. Pendant la guerre de Cent Ans, les seigneurs d’Orgueil soutiennent le roi d’Angleterre : le site devient un camp retranché occupé par des compagnies « anglaises », comme celles de Guillaume de Clarens (1380) ou Jean Lescop (1387).

Le déclin s’amorce avec l’abandon du castrum vers 1390, après son rachat par le comte d’Armagnac pour 11 000 francs afin de mettre fin aux exactions. Les fouilles des années 1970-1982 ont révélé des vestiges du barrage, d’appontements et d’un moulin banal, confirmant son importance économique. Les ruines, inscrites aux monuments historiques en 1993, témoignent de son passé seigneurial et stratégique entre Quercy et Aquitaine.

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