Frise chronologique
XIe siècle
Premières maçonneries
Premières maçonneries
XIe siècle (≈ 1150)
Arcature en plein-cintre et vestiges anciens
XIIIe-XIVe siècles
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
XIIIe-XIVe siècles (≈ 1450)
Tour à contreforts et baies géminées
1504
Dénombrement seigneurial
Dénombrement seigneurial
1504 (≈ 1504)
Raymond de Caussade, vicomte de Calvignac
1638
Vente à Pierre de Laporte
Vente à Pierre de Laporte
1638 (≈ 1638)
Acquisition d'un château ruiné
1705-1729
Reconstruction du château inférieur
Reconstruction du château inférieur
1705-1729 (≈ 1717)
Travaux dirigés par François Fortier
1870
Division du château
Division du château
1870 (≈ 1870)
Château supérieur acquis par la commune
1924
Acquisition par Raymond Subes
Acquisition par Raymond Subes
1924 (≈ 1924)
Ferronnier d’art parisien
2001
Inscription Monuments Historiques
Inscription Monuments Historiques
2001 (≈ 2001)
Protection des vestiges du castrum
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges du castrum (cad. AO 99) : inscription par arrêté du 25 mai 2001
Personnages clés
| Raymond de Caussade - Vicomte de Calvignac et Larnagol |
Seigneur médiéval, dénombrement en 1504 |
| Pierre de Laporte - Acquéreur en 1638 |
Lieutenant général, reconstruction partielle |
| Jean de Laporte - Commanditaire des travaux |
Reconstruction XVIIIe siècle |
| François Fortier - Maître maçon |
Dirige les travaux en 1712 |
| Marc Orsini - Stucateur italien |
Décors Régence du château inférieur |
| Raymond Subes - Ferronnier d’art |
Acquiert le château en 1924 |
Origine et histoire
Le Castrum de Larnagol, implanté sur un éperon rocheux dominant le Lot, remonte au Moyen Âge, avec des vestiges datables dès le XIe siècle. La tour à contreforts plats, partiellement enterrée, et les maçonneries adjacentes témoignent d’une occupation ancienne, avec des modifications aux XIIIe et XIVe siècles. Les arcatures en plein-cintre et les baies géminées, typiques de l’architecture religieuse et civile de l’époque, suggèrent une fortification progressive du site.
Au XVe siècle, le castrum est déjà structuré en deux terrasses, avec un château 'supérieur' et un château 'inférieur'. Les vestiges médiévaux incluent une tour arasée, des contreforts, et des élévations à baies géminées, tandis que des cachots et une citerne voûtée, datés du XVIe siècle, complètent les aménagements défensifs. Le site, mentionné dans des textes du XIIIe siècle comme propriété des Barasc puis des vicomtes de Calvignac, passe entre les mains de plusieurs familles nobles, dont les Caussade de Puycornet.
À partir du XVIIe siècle, le château est acquis par la famille de Laporte, qui entreprend une reconstruction majeure du château 'inférieur' entre 1705 et 1729, sous la direction de Jean de Laporte. Le maître maçon François Fortier dirige les travaux, incluant un escalier monumental et des décors Régence exécutés par le stucateur italien Marc Orsini. Des éléments architecturaux, comme des balustres et colonnes achetés au château de Saint-Sulpice (1768-1771), enrichissent l’édifice.
Au XIXe siècle, le château est divisé : le château 'supérieur' devient propriété communale en 1870, abritant mairie et écoles, tandis que le château 'inférieur' passe entre les mains de familles locales puis du ferronnier d’art Raymond Subes en 1924. Ce dernier y apporte des enrichissements au début du XXe siècle. Le site, inscrit aux Monuments Historiques en 2001, conserve des traces de son passé médiéval malgré les transformations ultérieures.
Les fouilles et études, notamment celles de Valérie Rousset (2002), révèlent une occupation continue depuis le XIe siècle, avec des phases de reconstruction aux XIIIe-XIVe siècles et une refonte majeure au XVIIIe siècle. Le castrum, initialement lié à la seigneurie de Larnagol, illustre l’évolution architecturale et sociale d’une fortification quercynoise, marquée par des alliances nobles et des adaptations fonctionnelles.