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Castrum de Larnagol dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine défensif Château

Castrum de Larnagol

    Rue du Château
    46160 Larnagol
Propriété de la commune
Castrum de Larnagol
Castrum de Larnagol
Crédit photo : P. Danilo Royet - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Premières maçonneries
XIIIe-XIVe siècles
Reconstruction partielle
1504
Dénombrement seigneurial
1638
Vente à Pierre de Laporte
1705-1729
Reconstruction du château inférieur
1870
Division du château
1924
Acquisition par Raymond Subes
2001
Inscription Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les vestiges du castrum (cad. AO 99) : inscription par arrêté du 25 mai 2001

Personnages clés

Raymond de Caussade - Vicomte de Calvignac et Larnagol Seigneur médiéval, dénombrement en 1504
Pierre de Laporte - Acquéreur en 1638 Lieutenant général, reconstruction partielle
Jean de Laporte - Commanditaire des travaux Reconstruction XVIIIe siècle
François Fortier - Maître maçon Dirige les travaux en 1712
Marc Orsini - Stucateur italien Décors Régence du château inférieur
Raymond Subes - Ferronnier d’art Acquiert le château en 1924

Origine et histoire

Le Castrum de Larnagol, implanté sur un éperon rocheux dominant le Lot, remonte au Moyen Âge, avec des vestiges datables dès le XIe siècle. La tour à contreforts plats, partiellement enterrée, et les maçonneries adjacentes témoignent d’une occupation ancienne, avec des modifications aux XIIIe et XIVe siècles. Les arcatures en plein-cintre et les baies géminées, typiques de l’architecture religieuse et civile de l’époque, suggèrent une fortification progressive du site.

Au XVe siècle, le castrum est déjà structuré en deux terrasses, avec un château 'supérieur' et un château 'inférieur'. Les vestiges médiévaux incluent une tour arasée, des contreforts, et des élévations à baies géminées, tandis que des cachots et une citerne voûtée, datés du XVIe siècle, complètent les aménagements défensifs. Le site, mentionné dans des textes du XIIIe siècle comme propriété des Barasc puis des vicomtes de Calvignac, passe entre les mains de plusieurs familles nobles, dont les Caussade de Puycornet.

À partir du XVIIe siècle, le château est acquis par la famille de Laporte, qui entreprend une reconstruction majeure du château 'inférieur' entre 1705 et 1729, sous la direction de Jean de Laporte. Le maître maçon François Fortier dirige les travaux, incluant un escalier monumental et des décors Régence exécutés par le stucateur italien Marc Orsini. Des éléments architecturaux, comme des balustres et colonnes achetés au château de Saint-Sulpice (1768-1771), enrichissent l’édifice.

Au XIXe siècle, le château est divisé : le château 'supérieur' devient propriété communale en 1870, abritant mairie et écoles, tandis que le château 'inférieur' passe entre les mains de familles locales puis du ferronnier d’art Raymond Subes en 1924. Ce dernier y apporte des enrichissements au début du XXe siècle. Le site, inscrit aux Monuments Historiques en 2001, conserve des traces de son passé médiéval malgré les transformations ultérieures.

Les fouilles et études, notamment celles de Valérie Rousset (2002), révèlent une occupation continue depuis le XIe siècle, avec des phases de reconstruction aux XIIIe-XIVe siècles et une refonte majeure au XVIIIe siècle. Le castrum, initialement lié à la seigneurie de Larnagol, illustre l’évolution architecturale et sociale d’une fortification quercynoise, marquée par des alliances nobles et des adaptations fonctionnelles.

Liens externes