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Cathédrale Saint-François-de-Sales en Savoie

Cathédrale Saint-François-de-Sales

    45 Place Métropole
    73000 Chambéry
Florian Pépellin

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1420
Début de la construction
15 juin 1488
Consécration de l’église
1585
Achèvement de l’édifice
1779
Devenue cathédrale
1802
Dédiée à saint François
9 août 1906
Classement monument historique
2006-2009
Restauration de la façade
2014
Réception d’une copie du suaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Classé MH

Personnages clés

René des Monstiers de Mérinville - Évêque de Chambéry (début XIXe) Dédie la cathédrale à saint François de Sales en 1802.
Fabrizio Sevesi - Peintre en trompe-l’œil Réalise le premier décor du chœur en 1810.
Casimir Vicario - Artiste « officiel » (1834-1835) Peint murs et voûtes en style gothique.
Augustin Zeiger - Facteur d’orgues (1847) Conçoit l’orgue romantique classé.
Pascal Quoirin - Facteur d’orgues (2004) Restaure l’orgue dans l’esprit de Zeiger.

Origine et histoire

La cathédrale Saint-François-de-Sales de Chambéry, initialement une modeste chapelle conventuelle des franciscains, voit sa construction débuter vers 1420. Elle est agrandie et consacrée en 1488, puis achevée en 1585. Dès le XVe siècle, elle accueille le suaire de Turin lors d’ostensions solennelles, attirant de nombreux pèlerins. Les Chambériens la surnomment « la Métropole » en raison de son emplacement central sur la place du même nom.

Pendant la Révolution, l’église des Cordeliers est profanée mais épargnée par les démolitions. En 1779, elle devient cathédrale sous l’invocation de l’Annonciation et du bienheureux Amédée IX, avant d’être dédiée à saint François de Sales en 1802 par l’évêque René des Monstiers de Mérinville. Le concordat de 1801 marque son rétablissement comme siège épiscopal.

La cathédrale est classée monument historique en 1906. Sa façade en pierre de molasse, restaurée entre 2006 et 2009, révèle une architecture gothique flamboyant atypique, avec une nef centrale de 23 mètres de haut et des chapelles polygonales. Le sous-sol marécageux a nécessité 30 000 pilotis de mélèze pour stabiliser l’édifice, dépourvu de transept.

L’intérieur abrite le plus vaste ensemble de peintures en trompe-l’œil d’Europe (6 000 m2), réalisées entre 1810 et 1885 par Fabrizio Sevesi, Casimir Vicario et Bernard Sciolli. Ces œuvres, restaurées ultérieurement, simulent des voûtes célestes et des décors gothiques. En 2014, le diocèse de Turin offre une copie du suaire de Turin, exposée dans la chapelle de la Résurrection.

L’orgue, classé monument historique en 1988, est construit en 1847 par Augustin Zeiger selon des principes romantiques allemands. Modifié à plusieurs reprises (1895, 1960), il est restauré en 2004 par Pascal Quoirin dans l’esprit originel. La cathédrale conserve aussi un trésor incluant une Nativité du XVe siècle et un diptyque byzantin en ivoire du XIIe siècle.

Liens externes